Dès ce lundi, un contingent de 3 000 militaires – une partie en tenue de camouflage et armée de mitraillettes pour la surveillance de sites « stratégiques ou sensibles », l'autre en tenue plus légère et munie d'une seule arme au poing pour les patrouilles – va être déployé du nord au sud de la péninsule pour renforcer le sentiment de sécurité des Italiens. Cette opération qui rentre dans le paquet sécurité du gouvernement de Silvio Berlusconi adopté le 23 juillet, concernera 9 villes et tous les centres de rétention des immigrés clandestins présents en Italie. Sa durée a été fixée à six mois renouvelable une fois.

Les touristes n’ont aucune crainte à avoir. Bien que Rome soit la ville où le déploiement de militaires sera le plus nombreux, 1 000 hommes au total, le centre historique ne sera pas surveillé par des soldats, mais comme d’habitude par des policiers et des carabiniers.

Selon les décisions du préfet, les forces armées seront déployées essentiellement dans les quartiers périphériques, près des gares, des ambassades et autres sièges diplomatiques.

C’est en Sicile et en Calabre, où sont installés la plupart des centres de rétention des immigrés clandestins, que les soldats seront le plus en vue. Dans les huit autres villes concernées par cette opération, que ce soit Milan ou Naples, là encore, la présence des militaires sera discrète.

Comme l’a précisé le gouvernement de Silvio Berlusconi, cette opération, qui durera au maximum un an, vise essentiellement à apaiser « les peurs » des Italiens.

RFI