En quelques semaines, le prix du baril de pétrole a reculé de près de 30 dollars. Il a atteint hier son plus bas depuis quatre mois en repassant sous la barre symbolique des 120 dollars.


Le baril s'est ainsi replié à 121,41 dollars en recul de 3,69 dollars par rapport à vendredi.

L'or noir a baissé après que divers rapports ont souligné la hausse continue de la production pétrolière des pays de l'Opep et la moindre croissance de la demande mondiale. Mais le marché reste très attentif à l'évolution des négociations avec l'Iran. Sur le front des catastrophes naturelles, le monde surveille le parcours de la tempête tropicale Edouard qui se dirige dangereusement vers les côtes texanes et la Louisiane. Hier, Edouard semblait épargner le golfe du Mexique, où se concentrent un quart des installations pétrolières américaines.

En attendant, cette baisse est une bonne nouvelle pour les consommateurs. Le reflux des prix à la pompe pourrait se poursuivre si les prix du pétrole ne rebondissent pas. En France, selon l'Union française des industries pétrolières, le litre de gazole est passé de 1,4055 il y a quinze jours à 1,3726 euro. Le litre de super sans plomb 95 est passé de 1,4427 à 1,4194 euro. Le fioul domestique a baissé de plus de 3 centimes à 0,94 euro.

Le Figaro