Au moment où la capitale abrite un véritable melting-pot culturel, la ville d’Oran s’apprête à accueillir, du 23 au 30 juillet, la 3ème édition du Festival du film arabe, devenu le rendez-vous des cinéastes arabes qui viennent faire découvrir leurs dernières productions.

Cette année, les réalisateurs arabes mettront leur engagement en avant avec des œuvres dédiées à la cause palestinienne et à la société. Une manière propre à eux de dénoncer ce qui se passe dans le monde.

A l’affiche, un bon nombre d’œuvres cinématographiques 100% arabica représentant divers pays.

On citera l’Egypte, la Palestine, la Tunisie et le Maroc.

Sous l’œil vigilant du jury, présidé par le réalisateur palestinien Rachid Mecharaoui, 12 longs métrages, parmi lesquels Mustapha Ben Boulaïd d’Ahmed Rachdi, Ciné Citta de Brahim Abdellatif (Tunisie), Doukane Chahata de Khaled Youcef (Egypte), le Sel de cette mer d’Anne-Marie Djasser (Palestine), les Jours d’ennui d’Abdellatif Abdelhamid (Syrie), concourront pour le grand prix.

En ce qui concerne la section courts métrages, 15 œuvres, dont Sakatou de Khaled Benaïssa, Goulili de Sabrina Draoui, Liberté provisoire de Beraoui Nouaf (Maroc), Une lettre à ma sœur de Mourad Salim (Liban), Bab de Walid Echahi (Emirats arabes unis), se disputeront le prix.

Le jury, composé de cinq membres, est présidé par l’écrivaine libanaise Claudia Merachliane.

Il est également prévu une section pour les films hors compétition dans laquelle le public pourra voir ou revoir Mascarade de Lyes Salem, Séléna de Hatem Ali (Syrie), l’Anniversaire de Leila de Rachid Mechraoui (Palestine).

Durant ce festival, plusieurs figures du 7ème art, à l’image de l’actrice égyptienne Youssra et du réalisateur palestinien Rachid Mechraoui, seront honorées.

Un hommage sera également rendu au défunt Abdelkader Alloula.

Une conférence sur le thème «le cinéma arabe entre le classique et le moderne» sera tenue par cinq critiques et chercheurs.

On citera Ahmed Bedjaoui (Algérie), Saïd Ouled Khalifa (Algérie), Kamel Ramzi (Egypte), Amel Atmane (Egypte) et Mustapha
El Messnaoui (Maroc).

En outre, dans le but d’encourager la critique cinématographique et la presse écrite, un concours destiné au meilleur article de critique cinématographique rédigé en arabe sera organisé durant le festival, avec à la clé un prix doté de 5 000 dollars.

Par ailleurs, pour sauvegarder la tradition du festival, des projections en plein air seront données dans plusieurs villes, telles que Mostaganem, Sidi Bel Abbès et Tlemcen.

Par la Tribune