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Discussion: La chanson: "Sale ****" censurée

  1. #1
    Membre F.A.M.
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    Par défaut La chanson: "Sale ****" censurée

    "Sale ****" censurée

    Un coup de pub malvenu

    La direction des Francofolies de la Rochelle a finalement interdit au chanteur Orelsan de monter sur scène.

    Le rappeur caennais, auteur du sulfureux "Sale ****", un texte misogyne et machisme, est tombé sous les traits des censeurs.

    Les mêmes qui défendaient hier la publication des caricatures de Mahomet au nom de la liberté d’expression, comme Marie-George Buffet, ou Ni putes, ni soumises, saluent aujourd’hui ce choix.

    Déjà, lors du Printemps de Bourges, le président PS de la région Centre,

    François Bonneau, avait retire les subventions allouées au Printemps de Bourges, dont la direction avait refusé de déprogrammer le rappeur.

    S’il ne frappait qu’une chanson, cet appel au boycott pourrait se comprendre.

    En l’occurrence, il vise un artiste, et ce n’est pas admissible, sauf à vouloir lui faire un coup de pub que, par ailleurs, il ne mérite pas

    Source: Marianne

    La chanson (Âmes sensibles s'abstenir)

    YouTube - ORELSAN SALE ****

    http://www.youtube.com/watch?v=fSOee...layer_embedded

  2. #2
    Membre F.A.M.
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    Par défaut Frédéric Mitterrand prend la défense d'Orelsan

    NOUVELOBS.COM 14.07.2009

    Le ministre de la Culture ne voit "rien de choquant" dans la chanson "Sale ****" du rappeur controversé.

    De son côté, Ségolène Royal a démenti être intervenue dans la déprogrammation du chanteur aux Francofolies

    Ségolène Royal a démenti, mardi 14 juillet, avoir entrepris un quelconque chantage pour obtenir la déprogrammation du rappeur Orelsan aux Francofolies de La Rochelle.

    La présidente PS de la région Poitou-Charentes a été accusée par le fondateur du festival, Jean-Louis Foulquier, d'être à l'origine de l'annulation du concert du chanteur par un "chantage aux subventions".

    La chanson "Sale ****" d'Orelsan soulève une vive polémique pour ses paroles très crues dans lesquelles le rappeur se place dans la peau d'un jeune homme qui accable d'insultes et de menaces son ancienne petite amie.

    Les associations ont vu dans ses textes une apologie de la violence envers les femmes, ce dont il s'est défendu.

    De son côté, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, ne voit rien de choquant, ni de répréhensible dans la chanson.

    "Marie-trintigner" et "avorter à l'opinel"

    "Orelsan exprime le dépit amoureux, avec des termes qui ne sont pas les miens, moi je ne parle pas exactement la même langue, mais il a tout à fait le droit de l'exprimer", a-t-il déclaré sur RTL.

    "Je ne trouve rien de choquant ni de répréhensible à la manière dont il le chante, et je trouve toute cette polémique, toute cette controverse, vraiment ridicule", a ajouté le ministre.

    Pour Frédéric Mitterrand, "Rimbaud a écrit des choses bien plus violentes et qui sont devenues des classiques."

    Un point de vue loin d'être partagé par Ségolène Royal qui se demande s'il est "tolérable qu'un chanteur appelle au meurtre et à la violence contre les femmes, pas seulement dans une chanson mais dans plusieurs, qu'il menace de les 'marie-trintigner' et de les 'avorter à l'opinel'". "La lutte contre les violences faites aux femmes ne souffre d'aucune faiblesse et d'aucun compromis", insiste-t-elle.

    "Ségolène Royal ne m'a jamais appelé"

    La présidente de la région Poitou-Charentes "exprime sa satisfaction" à l'annonce de la déprogrammation.

    Néanmoins, elle se défend de toute implication dans cette annulation. "Toutes les affirmations de menace pour obtenir la déprogrammation du rappeur, de même que toutes les allégations de chantage à la subvention sont fausses et diffamatoires", assure-t-elle.

    De son côté, le patron des Fancofolies, Gérard Pont, affirme que la déprogrammation d'Orelsan n'a été guidée "ni par des pressions ni par une volonté de censure" et qu'il a pris cette décision "tout seul" afin que "le festival se passe sereinement".

    "On peut penser que j'ai pris une mauvaise décision, mais ne pensez pas que je suis un censeur ni que je gère le festival selon des pressions politiques", a-t-il déclaré. "Ségolène Royal ne m'a jamais appelé.

    Qu'elle garde ses subventions, je m'en fous !"

    "Ségolène Royal m'empêche de faire mon métier"

    Dans le quotidien Sud-Ouest, Orelsan se félicite du "débat sur la censure" lancé par la déprogrammation de son concert, mais avoue ne pas comprendre.

    "Il y a quelques semaines, le Parti socialiste me soutenait, aujourd'hui Ségolène Royal m'empêche de faire mon métier et voilà que l'UMP prend ma défense", avance-t-il.

    Le rappeur normand a reçu plusieurs soutiens notamment l'ancien ministre PS de la Culture Jack Lang, mais aussi des artistes comme Cali ou Olivia Ruiz, dénonçant "acharnement insupportable".

    "Tous ceux qui se sont déclarés solidaires de ce rappeur, MM. Lefebvre et Paillé de l'UMP, mais aussi Lang ont perdu une occasion de se taire", a ajouté Ségolène Royal, appelant "chacun à garder son calme et à ne pas raconter n'importe quoi".

    De son côté, la secrétaire d'Etat à la ville, Fadela Amara, propose une table ronde aux rappeurs pour concilier liberté d'expression et respect des personnes. "C'est n'importe quoi comme proposition" a pour sa part jugé Orelsan.
    (Nouvelobs.com avec Reuters)

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