Les autorités tentent de désamorcer le boycott des produits chinois décrété par plusieurs pays arabes.

Après les violents affrontements interethniques du 5 juillet à Urumqi, la capitale de la province du Xinjiang, et la féroce répression qui s’est ensuivie à l’encontre des Ouïgours, de confession musulmane, l’image de la Chine à l’étranger a été sérieusement écornée.

Notamment dans les pays musulmans où, d’Ankara au Caire et d’Alger à Djakarta, de multiples appels au boycott des produits chinois ont été lancés.

Du coup, les autorités chinoises ont dépêché dans les capitales arabes des émissaires chargés d’expliquer que non, décidément, la minorité musulmane n’est victime d’aucune discrimination.

À preuve, « la Chine compte cinquante-six groupes ethniques dont les droits sont constitutionnellement garantis ».

Les diplomates chinois ont expliqué à leurs interlocuteurs que les 22 millions de musulmans que compte le pays disposent, au total, de 43 000 mosquées, dont 22 000 dans le Xinjiang.

Comme d’habitude dans ce genre d’affaire, la tournure dramatique prise par les événements est imputée à une mystérieuse « main de l’étranger », aidée par les médias occidentaux et quelques ONG « de mauvaise foi ».

On ne sait ce que les morts d’Urumqi pensent de l’argument.

http://www.jeuneafrique.com/Article/...-aux-nuls.html