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Discussion: Un journal suédois critique Israël

  1. #1
    Membre F.A.M.
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    Par défaut Un journal suédois critique Israël

    Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a indiqué vendredi qu'il souhaitait respecter la liberté d'expression après les appels d'Israël à une condamnation officielle d'un article d'un tabloïde suédois accusant l'armée israélienne de trafic d'organes.

    "En tant que membre du gouvernement suédois et en vertu de la Constitution suédoise, je dois respecter la liberté d'expression, quel que soit l'avis personnel que je porte sur ce qui est publié çà et là dans les médias suédois", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Reykjavik.

    Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a reproché jeudi soir à M. Bildt son silence après la publication par le tabloïde suédois Aftonbladet d'un article accusant l'armée israélienne de se livrer à un trafic d'organes prélevés sur des Palestiniens tués.

    "Il est honteux que le ministère suédois des Affaires étrangères refuse d'intervenir contre un cas d'appel au meurtre visant des juifs", a affirmé M. Lieberman.

    L'article d'Aftonbladet ne comprend aucun appel au meurtre.

    L'ambassadrice suédoise en Israël avait critiqué l'article, mais son ministère s'était abstenu de le condamner.

    Les mots de la réaction israélienne sont "forts", a observé M. Bildt vendredi, "mais je pense qu'Aftonbladet devra y répondre par lui-même".

    "Je ne suis pas son rédacteur en chef et je ne cherche pas à l'être", a-t-il dit, tout en jugeant "compréhensibles" certaines réactions.

    Interrogé sur la possibilité que l'affaire nuise aux relations entre les deux pays, M. Bildt a répondu : "je ne crois pas. Il y a une relation d'Etat à Etat très forte entre Israël et notre gouvernement".

    Les relations entre Israël et la Suède ont été souvent marquées par des polémiques ces dernières années, Israël reprochant à Stockholm un parti pris pro-palestinien, tandis que la Suède accuse régulièrement l'Etat hébreu de se livrer à des violations des droits de l'Homme.


    Source AFP 21/08/09

  2. #2
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    Par défaut Le gouvernement suédois résiste au chantage à l’antisémitisme

    Le gouvernement suédois résiste au chantage à l’antisémitisme

    Publié le 21-08-2009

    La bande au pouvoir en Israël a multiplié au cours des dernières 48 H les menaces à l’encontre du gouvernement suédois, exigeant de ce dernier qu’il condamne publiquement un reportage accusateur sur les pratiques israéliennes en matière de greffes d’organes.

    Cette affaire intervient alors que la Suède assure, depuis le 1er juillet et pour une durée de 6 mois, la présidence de l’Union européenne.


    C’est un journal israélien, le Haaretz, qui a donné un retentissement international et mondial à l’affaire, en rapportant, en langue anglaise, plusieurs extraits du reportage du journaliste suédois Donald Boström, publié lundi, en langue suédoise, par l’Aftonbladet, premier quotidien suédois (420.000 exemplaires vendus chaque jour, dans un pays de 9 millions d’habitants seulement).

    (cliquer ci-après pour accéder à l’original, en suédois : http://www.aftonbladet.se/kultur/article5652583.ab)

    Dans cet article, Donald Boström cite les parents de plusieurs jeunes Palestiniens tués par l’armée israélienne, qui accusent les autorités israéliennes d’avoir mutilé le corps des défunts, et plus précisément encore d’en avoir prélevé un ou plusieurs organes utilisables en transplantation : cœur-poumons, reins, foie …

    Une photo du cadavre recousu d’un jeune homme, présenté comme étant celui de Bilal Ahmed Ghanan, tué à l’âge de 19 ans par l’armée israélienne en 1992 à Gaza, dont le corps n’avait été restitué à ses proches par « Tsahal » que cinq jours après sa mort, est jointe au reportage de Donald Boström. Les parents d’un jeune prénommé Raed , de Jénine, portent des accusations similaires, sans mention, dans son cas, de la date à laquelle les prélèvements arbitraires d’organes auraient eu lieu.

    Donald Boström cite également, dans le même article, une affaire d’actualité, brûlante, à savoir la récente arrestation, aux Etats-Unis, d’un rabbin israélo-américain nommé Izhak Levy Rosenbaum.

    Ce dernier est officiellement accusé de trafic d’organes entre Israël et les Etats-Unis : en l’occurrence, de trouver, pour des malades en demande de greffe de rein, un donneur vivant immunologiquement compatible avec le receveur potentiel, théoriquement « volontaire » pour effectuer le don, contre rémunération.

    Dans une conversation enregistrée à son insu par la police américaine, Rosenbaum a cité le chiffre de 10.000 dollars comme « frais d’acquisition » du rein destiné à la greffe, et de 160.000 dollars pour la réalisation complète de l’opération chirurgicale.

    « C’est cher, mais il y a beaucoup de pattes à graisser », aurait-il déclaré à un agent du FBI se faisant passer pour un client potentiel.

    Selon ce qui a été publié dans les médias américains, le trafic dont est accusé Rosenbaum concerne des donneurs vivants (et présumés le rester après le prélèvement d’un de leurs deux reins, ou d’une partie de leur foie), pas des organes d’origine cadavérique.

    Sitôt l’article de Boström connu en Israël, via le Haaretz, des officiels israéliens se sont déchaînés, sur le thème de l’antisémitisme comme on peut l’imaginer, accusant Boström d’avoir commis une nouvelle version du « Protocole des Sages de Sion ».

    Le fasciste Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a été l’un des premiers à hurler.

    Il a été rapidement suivi, mercredi, par l’ambassadrice de Suède en Israël, Mme Bonnier, qui a publiquement condamné l’article de Boström, et déclaré « il y a des limites à la liberté d’expression ».

    Des journaux israéliens, eux, ont gardé leur sang-froid. Haaretz, mais aussi le Jerusalem Post, ont eu la correction de donner la parole à Boström pour qu’il puisse se défendre des accusations d’antisémitisme portées contre lui.

    « Je ne suis évidemment pas antisémite, et mon article ne l’est pas non plus. Ce n’est pas moi qui accuse l’armée israélienne d’avoir laissé procéder à des prélèvements arbitraires d’organes, ce sont des familles palestiniennes.

    Je crois que l’affaire est suffisamment grave pour qu’une enquête sérieuse soit diligentée, dont les conclusions permettront, soit de tordre définitivement le cou à l’accusation si elle s’avère infondée, ou d’engager les indispensables poursuites dans le cas contraire », déclare Boström dans le Jerusalem Post.

    (Rappelons que c’est le caractère arbitraire des éventuels prélèvements qui est en cause ici, pas les prélèvements en eux-mêmes. Il est par exemple arrivé, dans un passé récent, que les parents d’un enfant palestinien, assassiné par l’armée israélienne, donnent néanmoins leur consentement au prélèvement des organes de leur enfant, afin que ceux-ci puissent bénéficier à des patients israéliens, juifs le cas échéant)

    En Suède même, tandis que le principal concurrent de l’Aftonbladet tire à boulets rouges sur « l’antisémite Boström », sa propre hiérarchie rédactionnelle le défend. « Rien de ce qui a été publié n’est apparemment inexact.

    Nous n’avions aucune raison de ne pas publier ce papier », déclare le rédacteur en chef d’Aftonbladet.

    Et jeudi, coup de théâtre : au grand dam de la direction israélienne, Stockholm fait savoir que la déclaration de son ambassadrice à Tel-Aviv n’engage que l’intéressée, pas le gouvernement suédois.

    Lieberman et son compère Ehud Barak, ministre de la Défense, menacent désormais les autorités suédoises de boycott, à l’occasion, notamment, d’une visite déjà programmée du ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt en Israël, d’ici quelques jours. On en était là à la veille du week-end.

    Il convient enfin de rappeler que la médecine israélienne n’est pas la seule, au niveau mondial, à défrayer la chronique, à intervalles réguliers, dans les eaux troubles du trafic d’organes destinés à la transplantation.

    Les autorités chinoises sont ainsi accusées de vendre des organes de condamnés à mort, prélevés immédiatement après le supplice, tandis que dans plusieurs pays pauvres (Inde, Turquie, Irak d’avant l’invasion américaine … ), des milliers de miséreux vendent chaque année un de leur reins pour une poignée de dollars.

    En toute illégalité, puisqu’aucun pays, malgré la marchandisation triomphante de notre planète, n’a encore officialisé un commerce aussi barbare.

    Un tel commerce existe pourtant bel et bien, avec la complicité obligatoire d’une chaîne de corrompus, incluant, par définition, des médecins préleveurs et transplanteurs.

    Et il est notoire que des médecins israéliens sont partie prenante à ces trafics, même s’ils ont réussi jusqu’à présent à échapper à toute condamnation.

    Au demeurant, sous le fallacieux prétexte de « mettre fin à l’hypocrisie », et même « au nom de l’éthique », des parlementaires, ainsi que des médecins israéliens, lancent régulièrement un pseudo-débat en faveur d’une légalisation de la vente d’organes humains, avec projet de loi à la clé.

    Exactement de la même manière qu’Israël avait été pionnier, non pas du recours à la torture, mais de la légalisation d’une pratique aussi dégradante.

    CAPJPO-EuroPalestine

  3. #3
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    Par défaut Tsahal et trafic d'organes de Palestiniens !!

    STOCKHOLM — Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a rejeté lundi les pressions d'Israël à condamner l'article d'un journal suédois selon lesquelles des soldats israéliens auraient volé des organes de Palestiniens tué par Tsahal.

    Le quotidien Aftonbladet, plus grand tirage de la presse suédoise, a lancé ces affirmations dans un article publié lundi dernier, suscitant de très vives réactions en Israël, plusieurs ministres israéliens ayant notamment exhorté le gouvernement suédois censuré l'article.

    Or, selon Le Premier ministre suédois Reinfeldt au non de la liberté d'expression, il n'appartient pas au gouvernement de commenter le contenu des journaux, une presse libre étant à ses yeux une part intégrale de la démocratie suédoise.

    "Il est important pour moi de dire que l'on ne peut pas se tourner vers le gouvernement suédois et lui demander de violer la Constitution suédoise", a-t-il déclaré selon des propos rapportés par l'agence TT.

    Il a par ailleurs balayé les suggestions selon lesquelles le différend pourrait affaiblir le travail de son pays dans le processus de paix au Proche-Orient, alors que le Suède occupe actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.

    "Les crise diplomatique courent toujours le risque d'être utilisées comme une excuse pour rompre les contacts ou les efforts, mais je n'ai aucune raison de croire" que c'est ce qui est en train d'arriver et j'espère que "cela n'en prendra pas le chemin", a-t-il dit.

    Un porte-parole de M. Reinfeldt a confirmé ces propos.

    Les dirigeants israéliens ont fait pression dimanche sur Stockholm pour qu'il condamne formellement l'article de presse suédois jugé "antisémite" par l'état hébreux, l'affaire menaçent de se transformer en crise diplomatique entre Israël et la Suède.

    Source : http://www.lepost.fr/article/2009/08...-d-israel.html

  4. #4
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    Par défaut Suède et Israël, les nerfs à vif

    Polémique . Un tabloïd accuse Tsahal de trafic d’organes sur des Palestiniens.


    Les relations diplomatiques entre la Suède et Israël ont toujours été tourmentées.

    L’Etat hébreu reproche fréquemment au royaume scandinave ses prises de positions propalestiniennes, tandis que Stockholm ne manque jamais une occasion de dénoncer les violations des droits de l’homme, commises par Tel-Aviv.

    Le ton est monté d’un cran après la publication d’un article, le 17 août, dans les pages du tabloïd suédois Aftonbladet.

    Excuses.

    Le journaliste Donald Boström y accuse Tsahal de se livrer à un trafic d’organes, prélevés sur des Palestiniens, tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

    Colère en Israël. A Tel-Aviv, l’ambassadrice de Suède s’empresse de dénoncer l’article, qu’elle qualifie de «choquant et répugnant».

    Mais c’est sans l’accord de Stockholm qui rappelle à l’ordre sa diplomate et les excuses sont retirées.

    Il en va de la défense de la liberté de la presse, assure le ministère des Affaires étrangères suédois.

    Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, se tourne alors vers le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, à qui il demande de «se dissocier publiquement» de la publication de l’article.

    L’intéressé compare sur son blog l’affaire à celle des caricatures de Mahomet et rétorque : «Ce n’est pas ainsi que fonctionne notre pays.»

    Convoqué. En Israël, on manque de s’étouffer.

    «Cela nous rappelle l’attitude de la Suède pendant la Seconde Guerre mondiale, quand elle n’est pas non plus intervenue»,

    s’insurge le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman.

    A Stockholm, l’ambassadeur de l’Etat hébreu est convoqué pour s’expliquer.

    De son côté, Israël envisage de porter plainte pour diffamation contre le journaliste.

    Et s’interroge sur l’opportunité de la visite prochaine de Carl Bildt, pourtant prévue de longue date.

    Libération

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