Très haut débit : 140 millions d’abonnés en 2014

A la fin de l’année 2008, 48 millions d’internautes avaient adopté le haut débit et 8 millions d’autres venaient de s’y abonner, soit une progression de 39% sur 12 mois.

Ils devraient être 140 millions en 2014, selon l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécoms). «Bien sûr, les taux de progression resteront très différents en fonction des pays», explique l’institut.

En effet, l’Europe compte de grandes disparités en ce qui concerne Internet.

La Suède, l’Italie, la France, le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas, représentent à eux seuls, 81% du marché européen.

Aujourd’hui, 29 millions de personnes dans le monde sont rattachées à une fibre optique directement installée à leur domicile ou dans leur immeuble (FTTH/B).

Le continent fétiche du haut débit reste l’Asie, le nombre d’abonnés est passé de 17,9 à 22,7 millions, entre décembre 2007 et décembre 2008.

Les Etats-Unis comptent quant à eux 5 millions d’abonnés.

L’Europe est un peu en retard mais progresse très rapidement avec 1,5 million d’utilisateurs très haut débit.

L’institut y a d’ailleurs constaté une augmentation de 60% en un an.

Pour ce qui est des équipements FTTx, les NRO (nœuds de raccordement optiques) installés dans le monde sont estimés à 83,3 millions en 2008. Ils sont principalement gérés par des équipementiers asiatiques, tels que ZTE ou Huawei.

Enfin, l’étude conclut en pronostiquant une croissance continue du haut débit dans le monde d’ici 2014 (soit 140 millions d’abonnés).

Marché mondial des serveurs : l’Europe en berne

«Le marché des serveurs reste limité au niveau mondial», annonce Jeffrey Hewitt, vice-président analyste au Gartner. D’après IDC, le cabinet d’analyse, il a été constaté un plongeon record du marché mondial des serveurs au deuxième trimestre 2009.

Le Gartner annonce une baisse de 29,4 % des revenus pour un recul des unités distribuées de 28% par rapport à la même période en 2008.

A l’instar des constructeurs, tous les segments de marché sont touchés. Les ventes et revenus des serveurs x86 chutent respectivement de 27,4 et 25,7% tandis que les machines RISC/Itanium tombent de 40,6 et 31,4% d’une année sur l’autre.

Au total, les revenus issus des ventes de serveurs ne dépassent guère les 9,7 milliards de dollars au deuxième trimestre pour moins de 1,7 million de machines distribuées.

C’est sur la zone EMEA (Europe-Moyen Orient-Afrique) que la faiblesse du marché est le plus ressentie avec -31,9 % des ventes (491 000 unités) et -35,8 % des revenus (3 milliards).

L’Asie/Pacifique est la zone qui s’en sort le mieux : -17,2 et -15% respectivement.

A noter que, si IBM domine le marché mondial en chiffre d’affaires (avec un peu plus de 3,1 milliards de dollars), c’est HP qui a vendu le plus de serveurs : 522 000 contre 226 000 pour IBM qui reste derrière Dell (402 000). Sur le marché européen, HP prend même une courte tête d’avance avec 987 millions de dollars de revenus contre 933 millions pour IBM. Suivi de Sun (428 millions) et Dell (299 millions).

Sony veut inviter la 3D dans les salons

Sony a dévoilé sa télévision 3D, dans le cadre de l’IFA, qui se déroule en ce moment à Berlin. Après les salles obscures (Madagascar 3, Avatar, La-Haut...), ce sera au tour des salons résidentiels d’accueillir l’image en relief.

La TV Bravia se composera d’un écran LCD haute définition, 1 920 x 1 080 pixels pour chaque œil (affichage alternatif des images, donc avec paire de lunettes obligatoire pour la synchronisation).

Après le Blu-ray, Sony se lance donc dans un autre défi, non moins imposant, celui de la démocratisation de la 3D. D’autant plus que la télévision n’est qu’une étape.

La firme nippone souhaite élargir son programme 3D aux ordinateurs et à sa console Play Station.

En ce qui concerne le contenu, Sony prévoit de commercialiser films, clips musicaux et jeux vidéos, dans ce nouveau format.

Le marché du tridimensionnel est porteur : plus de sept mille salles de cinéma dans le monde sont équipées en système 3D.

L’engouement pour ce mode de visionnage est indéniable, cependant il est difficile d’imaginer qu’il soit applicable à tous les programmes.

D’ici là, le public de demain appréciera peut-être de visionner le journal télévisé en 3D, même si cela pose un problème d’éthique pour certains. Le spectaculaire est une notion qui séduit, la trois dimension se dirige vers un marché de masse, mais la démocratisation ne devrait pas s’opérer dans l’immédiat.

Cette nouvelle technologie sera certainement coûteuse. En outre, la taille de la TV Bravia reste encore inconnue.

Mais sait-on jamais, avec la rapide évolution de ce genre de marché, on verra peut-être bientôt notre salon plongé dans la jungle amazonienne, lors d’un documentaire du National Geographic. Le slogans «Make Believe» de Sony, prendrait alors tout son sens.

Cisco développe une plate-forme collaborative pour l’entreprise

Cisco poursuit le développement de ses offres applicatives
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L’équipementier développe Enterprise Collaboration Platform. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une plate-forme collaborative qui permettra aux entreprises de gérer les fonctions de collaboration (réseau sociaux, messagerie, gestion de présence des utilisateurs, vidéoconférence...), de gestion de contenus et d’applications transactionnelles.

Le tout sous une même interface, ce qui est censé simplifier la gestion des services pour les utilisateurs.

Cette suite applicative s’appuie sur un ensemble de technologies, dont celles de WebEx Communications (racheté en 2007 pour 3,2 milliards de dollars) pour la téléprésence, celles de Microsoft pour la messagerie Exchange, CA pour la gestion d’identité et d’autres éditeurs tiers (probablement pour le CRM et l’ERP).

L’ambition de Cisco est de proposer aux salariés des entreprises une interface qui les informera des dernières évolutions de l’entreprise, avec message vidéo éventuel du dirigeant, et des missions à réaliser. Une zone de la plate-forme indiquera le statut des principaux contacts, des liens vers leurs communautés professionnelles ou encore vers les principales applications qu’ils utilisent.

Enterprise Collaboration Platform ajoute une nouvelle brique aux développements stratégiques de Cisco qui se distinguent déjà par une suite bureautique en ligne, une offre Unified Computing System de serveur de virtualisation ou encore l’annonce de la création d’une société commune avec EMC. Actuellement en version bêta, Enterprise Collaboration Platform devrait être livrée en novembre prochain à un tarif non encore précisé.

YouTube fait son cinéma pour 3,99 dollars

La rumeur courait depuis des mois, le projet semble se confirmer. Le célèbre site de vidéos commercialisera des films à la demande.

YouTube se lance dans la location de films sur le Web. Le quotidien économique new-yorkais, Wall Street Journal, confirme que la plate-forme de partage de vidéo de Google diffusera prochainement des œuvres cinématographiques au prix de 3,99 dollars.

Une Web location qui sera pour le moment réservée exclusivement, aux amateurs du septième art d’outre Atlantique.

L’exploitation du service en Europe nécessitera de régler la problématique de la gestion complexe des droits d’exploitation et la signature de nombreux partenariats.

YouTube viendra ainsi concurrencer Hulu.com et iTunes, pionniers dans le domaine.

Par ailleurs, lorsque l’on visite la page de Hulu, on peut constater des épisodes entiers de séries diffusées gratuitement.

Mais ce n’est qu’une fausse joie puisqu’il reste impossible de les visionner.

Un message apparaît sur l’écran indiquant : «Désolée, mais nos vidéos en streaming ne sont disponibles que pour les Etats-unis».

A l’heure où l’on peine à légiférer les téléchargements d’oeuvres culturelles, il est donc impossible d’imaginer, dans un proche avenir, de tels services dans beaucoup de pays.

A part peut-être, les quelques films qui circulent en streaming et diffusés en mauvaise qualité. Les offres de VOD (vidéo à la demande) des fournisseurs d’accès ont encore de beaux jours devant elles.

Toujours est-il que Google a trouvé la parade pour sa filiale,

YouTube est visité par des centaines de millions d’internautes chaque mois, son audience est une aubaine pour le géant du Web.

Ce dernier a racheté YouTube en 2006, pour la modique somme de 1,65 milliards de dollars.

Après qu’il a annoncé qu’il rémunérait les vidéos les plus regardées, la location de film lui permettra certainement d’atteindre ses objectifs de rentabilité.

Microsoft veut accélérer l’adoption de Windows 7 à coups de promotions
Microsoft annonce une remise de 35% (en Europe) sur les éditions Professionnelles et Entreprises de Windows 7 pour les licences en volume.

Microsoft douterait-il du succès de Windows 7 en entreprise ?

Après les 76 000 (en France) préventes de licences à moitié prix en direction du grand public, Redmond tourne ses offres promotionnelles du côté des entreprises.

Le 1er septembre sur le blog de l’équipe de développement de Windows, Microsoft a ainsi annoncé une nouvelle opération attractive pour les licences en volume.

Les revendeurs partenaires de Redmond bénéficieront d’une ristourne de 35% en Europe (15% aux Etats-Unis) sur le prix initial de l’OS.

A eux de les répercuter, ou non, sur la facture des entreprises clientes.

L’offre court jusqu’au 28 février 2010, soit plus de quatre mois après la sortie officielle de Windows 7 le 22 octobre.

Cette promotion s’applique uniquement sur les versions professionnelles de l’OS pour les entreprises qui effectueront leur migration depuis Windows Vista ou XP en édition Professionnelle.

En revanche, les entreprises qui ont souscrites à la «Software Assurance» n’en bénéficieront pas. Promotion ou pas Windows 7 devrait connaître un meilleur démarrage que Vista.

Notamment parce que Windows 7 est supporté par la quasi-totalité des machines en service, selon l’éditeur.

Microsoft insiste en effet sur les ressources matérielles moindres que nécessite le nouveau système par rapport à Vista. Pourtant, dans les deux cas, Microsoft recommande 1 Go de mémoire vive et un processeur à 1 GHz minimum.

Mais il est vrai que Vista charge moins de services pas forcément utiles au démarrage, allégeant d’autant les ressources du PC hôte. Bref, pas question de renouveler l’échec relatif de Vista avec 7. Ce serait désastreux pour les financesde Microsoft et son image.

La firme de Redmond peaufine donc son système et les stratégies de vente qui l’accompagneront.

Celles-ci accéléreront-elles pour autant les délais de migration de plusieurs mois que s’accordent généralement les entreprises lors d’une mise à niveau logicielle et/ou matérielle ?
La Tribune