LFC : les élus de Marseille veulent discuter avec le gouvernement algérien

Par sonia lyes , le 21/09/2009

La loi de finances complémentaire (LFC) pour 2009 continue de susciter des réactions en France. Le premier adjoint au Maire de Marseille, Roland Blum, a fait, lundi 21 septembre, état de ses inquiétudes concernant l'activité du port de de sa ville.

Cet élu appartenant au parti UMP (au pouvoir en France) a annoncé qu'il souhaitait rencontrer le gouvernement algérien lors de sa prochaine visite en Algérie prévue les 20 et 21 octobre.

« C'est un sujet de forte inquiétude, la loi de finances algérienne étant assez inquiétante et pouvant avoir des répercussions importantes sur le trafic portuaire » a expliqué M. Blum lors d'un point de presse.

Il a déploré un "retour significatif à une politique de protectionnisme" de la part de l'Algérie.

"On ne peut pas, avec un pays avec lequel nous avons des relations aussi importantes, être dans une attitude de repli, nous avons besoin de relations d'ouverture", a-t-il affirmé.

Depuis l'entrée en vigueur, fin juillet, de la LFC, le port de Marseille, qui réalise entre 35 et 40% de son activité avec l'Algérie, est en proie à une forte baisse de son activité.

Fin août, dans un courrier, l'Union maritime et fluviale Marseille-Fos (UMF), un organisme qui fédère les associations de professionnels portuaires de Marseille-Fos et les compagnies maritimes, avait alerté la secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, et les représentants politiques et économiques de la région de Marseille sur les menaces qui pèsent sur les échanges franco-algériens après l'adoption par l'Algérie des nouvelles mesures économiques visant à réduire la facture d'importation qui a atteint 40 milliards de dollars en 2008.
TSA