Par ali idir , le 24/09/2009

Le rapprochement entre Alger et Caracas inquite les milieux d'affaires en Algrie. Aprs l'avoir reu dbut septembre Alger, le prsident Abdelaziz Bouteflika s'apprte rendre visite son ami , le prsident vnzuelien Hugo Chavez. Cette visite d'Etat de deux jours prvue aprs les travaux de la 64e session de l'Assemble gnrale des Nations unies qui ont dbut mercredi 23 septembre New York suscite des inquitudes parmi les chefs d'entreprises en Algrie.

"Au retour de Caracas, il (le prsident Bouteflika, NDR), va durcir davantage les conditions d'investissement tranger et d'importation. De nouvelles mesures conomiques seront prises dans le cadre de la Loi de finances 2010, actuellement en prparation", affirme TSA le patron d'un groupe priv qui requis l'anonymat.

Les chefs d'entreprises redoutent de nouvelles mesures conomiques visant rduire les importations dans la Loi de finances pour 2010. Le gouvernement a dcid en effet de rduire la facture d'importation qui a atteint le chiffre record de 40 milliards de dollars en 2008 alors que les recettes ptrolires devraient baisser de moiti moins de 40 milliards de dollars en 2009 contre plus de 75 milliards de dollars en 2008.

L'inquitude des patrons algriens sur le rapprochement entre Alger et Caracas s'explique notamment par le rle jou par le prsident vnzuelien Chavez dans l'annulation par le prsident Bouteflika en 2006 de la libralisation totale des hydrocarbures. Aprs une visite de Chavez Algr, Bouteflika avait renonc la rforme du secteur des hydrocarbures prpare par son ministre de l'Energie Chakib Khelil. Cette rforme prvoyait l'ouverture totale des champs ptroliers et gaziers aux compagnies trangres, sans aucune obligation de s'associer avec Sonatrach.

Le prsident Chavez, qui mne une politique de renationalisation dans son pays, est galement en partie l'origine de l'annulation par le prsident Bouteflika du processus d'ouverture du capital d'Algrie Tlcom.

A Alger, le prsident Chavez avait tenu un discours trs direct avec ses interlocuteurs algriens. Moi, je suis ct des Amricains et je ne cde pas. Vous, vous tes des milliers de kilomtres et vous voulez tout leur donner a-t-il dit. Un discours qui avait sduit les dcideurs algriens. A Caracas, le prsident Bouteflika devrait regarder de prs les rsultats de la politique conomique de son homologue vnzuelien et s'en inspirer pour complter les mesures entames avec la LFC 2009.

http://www.tsa-algerie.com/Bouteflik...d-af_7903.html