En Algrie, il n’y a pas d’enseignement suprieur, juste des universits, c’est--dire, des structures en bton ou en prfabriqu qui servent peine remplir le vide des tudiants algriens.

Si vous interrogez un universitaire algrien sur le lieu qu’il l’a le plus marqu durant son passage par les campus, la rponse sera sans quivoque: c’est la caftria.

Ce constat n’est pas si tragique, puisque souvent ce qui se dit dans les cafs est beaucoup plus important et instructif que ce qui se passe dans les facults.

Ces dernires sont, en effet, synonymes d’anarchie, de surcharge, de bizarreries scientifiques, de conflits ouverts entre enseignants, entre tudiants, entre organisations estudiantines et mme entre femmes de mnage.

Les salles de cours manquent de tout, de l’clairage la chaufferie. Les bibliothques sont devenues des chambres d’archives dans lesquelles vous pouvez trouver des livres aussi inutiles que dpasss. Le peu d’tudiants qui les frquentent le font soit pour jouer au rami ou pour manger leurs sandwichs.

Les salles d’internet sont tout simplement inexistantes ou fermes pour cause d’ternelle maintenance qui peuvent durer tout un semestre. Les salles de TD ( travaux dirigs) se transforment souvent en lieux de rendez-vous pour jeunes amoureux ou en kiosque pour photocopies.

Les enseignants se plaignent des tudiants qui eux-mmes se plaignent des enseignants. Le Rectorat se plaint des deux et la tutelle de tout le monde.

Concrtement, il n’y a pas d’universit en Algrie et tout est refaire pour prtendre un enseignement suprieur, de l’arrt de bus au tableau d’affichage.

Croyez-vous vraiment qu’un lieu o l’on mange 1,2 dinars et o l’on pisse 5 dinars peut servir de lieu de savoir?

Hicham A.
http://www.algerie-focus.com/2009/10...t-ils-le-cafe/