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Discussion: Des stèles antiques brouillent les relations franco-égyptiennes

  1. #1
    Membre F.A.M.
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    Par défaut Des stèles antiques brouillent les relations franco-égyptiennes

    Le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes a décidé de suspendre toutes les missions archéologiques du Musée du Louvre dans son pays jusqu’à restitution de stèles acquises, selon lui, en non-respect des conventions internationales

    Le Dr Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes (CSA), est en colère. Il a décidé de croiser le fer avec le Musée du Louvre qui, a-t-il expliqué à La Croix, « détient et refuse de restituer cinq stèles arrachées à une tombe thébaine, et donc volées à l’Égypte ». D’où sa décision : « Toutes les missions archéologiques du Musée du Louvre opérant en Égypte sont suspendues jusqu’à restitution. »

    À la tête du Conseil depuis 2002, Zahi Hawass a la haute main sur tous les sites archéologiques au pays des pharaons. Sans accuser de laxisme ses prédécesseurs, il dit avoir serré les écrous : « Dès mon entrée en fonction, j’ai fait adopter une loi aux termes de laquelle le CSA rompra ses relations avec tout musée qui possède ou acquiert une pièce volée à l’Égypte et ne la restitue pas. »

    L’an dernier, raconte-t-il, le CSA a découvert que le Louvre avait acheté les cinq stèles de la tombe thébaine numéro 15 à Louxor. Le Dr Hawass, qui entretient de bonnes relations avec Henri Loyrette, le président-directeur du Musée du Louvre, lui écrivit aussitôt.
    Exaspéré par le silence du directeur du Musée du Louvre

    « Dans une missive très amicale, le 1er janvier 2009, j’ai rappelé l’excellence des relations entre l’Égypte et la France, et je lui ai demandé de rapatrier ces stèles. Il ne m’a pas répondu. D’autres lettres sont également demeurées sans réponse », assure-t-il.

    Selon la direction du département des antiquités égyptiennes du Louvre, à Paris, quatre des stèles ont été acquises en l’an 2000 à la Galerie Maspero ; la cinquième, qui serait issue d’une ancienne collection appartenant à un diplomate français arrivé en Europe entre 1912 et 1922, l’aurait été lors d’une vente publique à Drouot. Ces stèles auraient quitté l’Égypte avant la Convention de l’Unesco de 1970, qui affirme la non-rétroactivité des opérations antérieures à cette date.

    Mais, après enquête, le service juridique du CSA, au Caire, s’inscrit en faux : ces stèles se trouvaient encore sur la tombe thébaine numéro 15 lors des travaux de restauration entrepris au début des années 1970 par le Centre d’étude et de documentation affilié au CSA. « De plus, quand le Dr Arthur Brack s’est rendu sur les lieux en 1975, il en a pris des photos », explique le Dr Hawass.

    Exaspéré par le silence du directeur du Musée du Louvre, le secrétaire général du CSA s’exprime d’une voix dure : « Le chantier archéologique de Saqarah, dirigé par le Musée du Louvre, est désormais arrêté. De plus, j’ai annulé la conférence que devait donner cette semaine au CSA Christiane Ziegler, ancienne directrice du département des antiquités au Musée du Louvre, et celle au Louvre du dirigeant égyptien des fouilles de Karnak. J’irai même plus loin si les stèles ne sont pas restituées dans les plus brefs délais : aucun responsable du Louvre ne pourra plus œuvrer en Égypte. »
    "Incitation à arriver plus vite à une solution"

    Conseiller de coopération et d’action culturelles à l’ambassade de France au Caire, Jean-Pierre Debaere veut conserver son calme. « Ce signe d’impatience de la partie égyptienne sera interprété par les autorités françaises comme une incitation à arriver plus vite à une solution acceptable pour les deux pays, assure-t-il. La direction des Musées de France est en train d’instruire ce dossier à la lumière des informations récentes, non disponibles au moment de l’acquisition, et transmises par l’Égypte après la redécouverte de ce tombeau au cours de l’été 2008. À la lumière de l’esprit de la Convention de l’Unesco de 1970, ratifiée par la France en 1997, le dossier va suivre la procédure normale. Une commission compétente va se réunir le 9 octobre. »

    Jean-Pierre Debaere se veut très optimiste : « Je sais que le Louvre sera heureux de contribuer à la reconstitution des décors du tombeau de ce prince de la XVllle dynastie. » Certains relèvent toutefois la coïncidence entre le raidissement égyptien et la non-élection récente du ministre égyptien de la culture Farouk Hosni à la direction de l’Unesco. Un échec attribué à l’ambiguïté de la position française.

    Denise AMMOUN, au Caire
    http://www.la-croix.com/Des-steles-a...e/2396364/4077

  2. #2
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    Comme toujours,ils sont meles de pres ou de loin,a des affaires scabreuses,d'escroquerie,de vols de pieces d'art pour les mettre au Musee du Louvres.

    Pour se faire passer pour le pays des arts,en pillant les autres.
    Dernière modification par kredence ; 07/10/2009 à 23h16.

  3. #3
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    Par défaut L'Egypte accuse le Louvre de vol

    CULTURE - Le Conseil supérieur des antiquités égyptiennes a suspendu mercredi sa coopération avec le musée pour récupérer des fresques...

    Bras de fer entre le Louvre et l’Egypte. Le pays des pharaons a décidé de suspendre sa coopération archéologique avec le musée français. En cause: un conflit entre les deux parties au sujet de fresques de l'ère pharaonique.

    «Vol»

    Le musée «détient et refuse de restituer cinq stèles arrachées à une tombe thébaine, et donc volées à l’Égypte», a expliqué , le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes (CSA), le Dr Zahi Hawass, au journal La Croix. L’Egypte affirme qu’elles auraient été «volées» et réclame leur restitution. Il s'agit de cinq fragments de fresques issus du tombeau d'un dignitaire de la XVIIIème dynastie (1550-1290 avant J.C.), situé dans la Vallée des Rois, près de Louxor. A Paris, la direction du Louvre réfute ces accusations, affirmant que la commission d'achat de la direction des musées de France a fait ces acquisitions «en toute bonne foi» en 2000 et 2003.

    Si les fragments n’ont pas été remis à l’Egypte, c’est parce que la commission pensait que les fragments avaient quitté l'Egypte avant la Convention de l'Unesco de 1970 (qui n'oblige à aucune rétrocession pour des opérations antérieures à cette date), plaide le musée. Mercredi, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a fait un geste envers l'Egypte. Il s'est dit d'accord pour restituer les cinq fragments de fresques issues d'un tombeau égyptien revendiquées par Le Caire, s'il s'avère que les doutes sur la légalité de leur sortie d'Egypte sont fondés, selon un communiqué du ministère.

    Néfertiti

    Le Louvre s’est empressé de rassurer sur ses intentions, assurant à l'AFP que le musée était «ouvert» à la restitution de ces pièces, «dans le respect des procédures» françaises. «Le processus de restitution est enclenché», selon le musée. Mais la décision finale dépend d'un avis conforme de la Commission scientifique nationale des collections des musées de France, qui doit se réunir en fin de semaine, précise l’AFP.

    En attendant, deux conférences (une au Caire et une à Paris) qui devaient être organisées en collaboration avec le musée français ont été annulées. Quant aux travaux menés par le Louvre sur le site archéologique de Saqqara, près de la capitale égyptienne, ils sont suspendus.

    Les revendications égyptiennes valent aussi pour d'autres pays. L’Egypte réclame ainsi depuis longtemps la restitution par l'Allemagne d'un buste de la légendaire reine Néfertiti, emmené à Berlin en 1913.

    Sa. C. avec agence
    http://www.20minutes.fr/article/3530...vre-de-vol.php

  4. #4
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    le buste de Nifertiti ...il est a berlin j`ai lu un article sur le sujet il ya quelques temps,l`Allemagne a categoriquement refusé de le remettre a l`egypte.
    ben voila ce qui arrive quand on donne pas de l`importance a l`histoire..et aux recherches achéologiques..
    la majorité de notre jeunesse ne s`interessent pas a cette branche et la trouvent ennuyante.........resultat on a peu d`historiens et rarement des archéologues.
    prenant juste l`exemple de la casbah d`Alger il a fallut faire appel aux italiens pour qu`ils fassent des recherches afin de la restaurer comme si c`étaient eux qui l`ont habités.

  5. #5
    Membre F.A.M.
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