L'Algérie entend bien rapidement créer sa propre industrie automobile. C'est le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, qui l'a annoncé dimanche dernier à Alger, en marge de l'inauguration du 3e salon de l'Industrie.

C'est dimanche 18 octobre à la Safex, en marge du salon de l'Industrie, que le ministre de l'Industrie et de la promotion de l'investissement Hamid Temmar a surpris son monde en déclarant : "L'Algérie a pris la ferme décision de créer une industrie automobile pour produire des voitures et des véhicules industriels, à hauteur de 30% à 50% par des entreprises locales. Nous voulons des véhicules fabriqués grâce à un savoir-faire algérien et qui émane d'entreprises de sous-traitance publiques ou privées." Avant d'ajouter : L'Algérie ne peut plus se contenter de montage de véhicules."

S'affranchir de l'importation

C'est donc une décision politique forte de l'Algérie, qui cherchera par ce biais à s'affranchir en partie de l'a lourde importation de son parc automobile, qui a représenté 350 000 véhicules en 2008, pour une somme estimée à 3,5 milliards de dollars : "Même si le gouvernement venait à accepter qu'un montage des véhicules se fasse en Algérie, cela ne serait qu'une première étape avant de s'orienter vers la fabrication.", a d'ailleurs appuyé le ministre.

Une volonté politique

Cette volonté fait suite à l'interdiction de l'Etat algérien qui avait fait couler beaucoup d'encre en juillet dernier, celle de tout crédit automobile à un particulier. Une mesure dont de l'intention est de freiner la progression du parc automobile (et donc son importation), qui dépasse dans le pays à ce jour les 5 millions d'unités. Mais aussi, avec comme corollaire souhaité, d'orienter davantage les crédits des Algériens vers les achats de biens immobiliers, beaucoup trop timides aujourd'hui selon le gouvernement.
Une production locale de véhicules créerait en tout cas de l'emploi en Algérie, et permettrait peut-être aux Algériens de devenir propriétaires d'un véhicule plus facilement et à des tarifs moins onéreux qu'aujourd'hui. Reste à connaître la suite de cette résolution : avec quels partenaires? A quelle échéance? Une affaire à suivre.


Source: autonews .fr