Une étude révèle que l'eau de Javel permet d'éliminer le virus de la grippe A (H1N1)


L'eau de Javel permet d'éliminer le virus de la grippe aviaire A (H5N1) ainsi que les autres virus grippaux, en l'occurrence le A (H1N1) qui inquiète tant actuellement. C'est ce que révèle un test d'activité réalisé par l'Institut Pasteur de Lille, à la demande de la Chambre syndicale nationale de l'eau de Javel. Cette dernière profite de la situation pour rappeler que son produit de désinfection est le plus populaire en raison de ses propriétés d'hygiène préventive et qu'il intéresse plus que jamais le grand public ainsi que la communauté scientifique, médicale et gouvernementale.

La vertu désinfectante de l'eau de Javel est connue depuis le XIXe siècle. Les découvertes de Pasteur dans le domaine des maladies infectieuses ont eu une importance primordiale. En 1988, l'examen au microscope électronique a permis de visualiser la destruction en 30 secondes des bactéries par éclatement de leur membrane au contact de l'eau de Javel vendue dans le commerce. Quelques années plus tôt, en 1985, l'équipe de l'Institut Pasteur - qui a mis en évidence le virus du sida - a prouvé l'efficacité de l'eau de Javel sur ce virus. Quant à la Nasa, elle a choisi ce produit pour désinfecter la cabine d' Apollo XI, afin d'éviter une contamination éventuelle par des germes lunaires inconnus.

La dernière étude concerne donc le virus A (H5N1). Le test, réalisé en 2008 par l'Institut Pasteur de Lille, a été effectué dans son laboratoire de niveau de sécurité très élevé (niveau P3). Il montre que l'eau de Javel du commerce "est active dès la concentration de 0,1 % de chlore actif (eau de Javel du commerce en flacon diluée environ 25 fois) après un temps de contact de 15 minutes, dans des conditions dites de saleté, vis-à-vis du virus de la grippe aviaire H5N1", précise le communiqué. Dans le contexte actuel de risque de pandémie, l'eau de Javel s'impose donc à la maison et dans les collectivités - dont les infrastructures médicales - pour désinfecter régulièrement toutes les surfaces afin de limiter la propagation des virus et bactéries.

Par Anne Jeanblanc
http://www.lepoint.fr/actualites-sci.../1055/0/366511