La fièvre du match retour Egypte-Algérie qui entre dans le cadre des éliminatoires jumelées du Mondial et de la Coupe d’Afrique des nations 2010, ne cesse de monter.
Ce n’est pas sur le carré vert que le match a commencé à se jouer, mais sur la Toile. En attendant l’entrée des 22 joueurs sur la pelouse du fameux Cairo Stadium, la rencontre a commencé de manière assez peu banale entre les «hackers« (pirates en informatique) algériens et égyptiens.
Le «hacking» a commencé par de simples forums de discussion avant que celui-ci ne prenne de l’ampleur.
Voulant montrer leur savoir-faire dans le piratage des sites électroniques, les pirates égyptiens ont été les premiers à ouvrir les hostilités en bloquant les forums de discussion des Algériens.
Les frères égyptiens voulaient expliquer, à travers un tel acte, que les joueurs égyptiens sont «très forts» et vont « écraser » l’Equipe nationale algérienne de la même façon que leurs attaques électroniques « compressaient » les sites algériens.
L’histoire ne s’est pas arrêtée là puisque des hackers égyptiens ont attaqué le site Web «echoroukonline», sponsor officiel de l’Equipe nationale de football.
Ceci pouvant donc expliquer cela, ils ont endommagé son contenu, tout en laissant, sur le site, des messages glorifiant l’Equipe nationale égyptienne de football.
Cela donna le top à une guerre d’un genre particulier. La guerre des hackers ! Un hacker algérien, portant le pseudo de Kader 11 000, est à son tour entré dans le site Internet de la Présidence égyptienne endommageant celui-ci et le bloquant durant plus d’une heure.
C’est un coup dur. Le pirate algérien avait laissé un message dans lequel il affirmait qu’il s’agit juste d’un simple avertissement.
Il a promis à ses « homologues » égyptiens de frapper encore plus fort, si ces derniers osaient encore toucher aux sites électroniques algériens.
«Kader 11 000» a inscrit cette contre-attaque dans le cadre de la « légitime défense ».
Il avait noté dans son message qu’il ne laisse personne s’en prendre à la dignité de l’Algérie.
Par la même occasion, le site du grand journal Al-Ahram, a été lui aussi « visité ».
Le pirate informatique avait collé la photo de Karim Ziani sur la façade centrale d’une pyramide qui se trouve sur le site de la Présidence égyptienne.
Il a même réussi à faire flotter le drapeau algérien sur la même pyramide au-dessus de la photo de Ziani.
Cette attaque a provoqué une panne d’une journée du site d’Al Ahram. Ayant mal digéré « la défaite » informatique, les pirates égyptiens ont « visité », pour quelques minutes, le site de la Télévision algérienne.
En représailles de cet acte répréhensible, « Kader 11.000 » a rendu sa réponse et investi le site du ministère égyptien de la Défense, l’un des sites les mieux sécurisés en Egypte.
Les pirates algériens avertissant leurs frères égyptiens de ne pas toucher aux sites algériens, car ils risquent gros.
Après ces attaques répétées et les répliques violentes des hackers algériens, leurs homologues égyptiens avaient brandi le drapeau blanc, faisant, sur les forums de discussion, un appel pour calmer les esprits et mettre fin à cette guerre.
Ils ont été choqués par ces contreattaques destructives, notamment celles ayant touché le ministère égyptien de la Défense et la Présidence égyptienne.
Pour l’instant, d’autres attaques n’ont pas été signalées, mais les hackers algériens promettent de frapper encore plus fort si un pirate égyptien s’en prend aux sites algériens.
Il est à noter que ce genre de pratiques est à condamner en dépit de toutes autres considérations.
En outre, il convient de souligner qu’un hacker est une personne qui est en possession de larges connaissances en informatique et qui peut procéder à des modifications qui peuvent mettre la sécurité du pays en danger.
Dans un autre registre, notons que les spécialistes internationaux en matière de sécurité informatique classent l’Algérie comme premier pays arabe dans le piratage des logiciels informatiques.
Faut-il réellement s’en glorifier ?
Selon ces spécialistes, des hackers algériens auraient même réussi à dépasser les Russes dans le décodage des chaînes de télévision satellitaires.
Cette pratique s’est malheureusement généralisée en Algérie au point qu’elle est devenue une véritable préoccupation qui pousse les opérateurs informatiques à se méfier de l’Algérie
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