Google planche actuellement sur un nouveau service de traduction, baptisé Translation Center. Repéré par le blog spécialisé Google Blogoscoped, il permettrait de mettre en contact des traducteurs et des personnes ayant besoin de leurs compétences. Le moteur de recherche ne semble toutefois pas décidé à communiquer sur ce point : tous les liens proposés par Google Blogoscoped et la page d'inscription au service ont été désactivés, renvoyant sur la page d'accueil de Google.

Pourquoi tant de mystère ? D'après les premières constatations, Google se positionnerait en simple intermédiaire entre les traducteurs et leurs clients. « Chargez simplement votre document [dans l'interface], choisissez votre langue pour la traduction, et choisissez parmi notre annuaire de traducteurs, professionnels et volontaires. Si le traducteur accepte, vous recevrez votre contenu dès qu'il est prêt », indiquait il y a encore quelques heures le site.

En revanche, l'interface ne gérerait en aucune façon les paiements, ce qui signifie que le moteur de recherche ne pourrait pas prélever une commission sur les revenus des traducteurs. On peut cependant imagine que Google utilisera son système de liens sponsorisés pour monétiser le système.

A la recherche de pierres de Rosette

Mais la société semblerait avoir une autre idée en tête : utiliser les documents rédigés par des humains pour améliorer ses propres algorithmes de traduction, qu'elle intègre au service Google Translate. Ce service permet à un utilisateur de traduire automatiquement des phrases ou des pages web entières. Avec la qualité et les limites actuelles des traductions automatiques.

Pour son système de traduction Google a donc besoin d'un maximum de modèles de traduction, comme autant de pierres de Rosette, pour aider l'algorithme à reconnaître les mots et les phrases et à être plus pertinent selon le contexte. C'est ce qu'expliquait tout récemment lors d'un discours Jeff Dean, l'un des ingénieurs qui planche sur l'infrastructure informatique du moteur de recherche.

Contacté par notre rédaction américaine, le moteur de recherche s'est refusé à en dire plus. « Nous cherchons en permanence à fournir des outils aux utilisateurs pour les mettre en relation, leur permettre de partager des informations ou pour améliorer l'accès aux informations sur internet, mais nous n'avons aucun nouveau détail à fournir pour l'instant », s'est contentée de répondre la société.