Les sélections qualifiées à la Coupe du monde 2010 seront confrontées à deux problèmes durant la compétition. Celui des distances à parcourir entre le camp de base où sera installée chaque sélection et les villes qui abriteront les rencontres, et celui de l’altitude par rapport, toujours, aux lieux où se joueront les matches.

Le premier aspect (les distances à avaler) diffère d’une équipe à une autre et d’un groupe à un autre. Tout dépendra du lieu du camp de base et des stades où auront lieu les matches.

La FIFA et le Comité d’organisation local (LOC) ont pris toutes les dispositions afin que les sélections ne soient pas trop pénalisées et ce, par la mise à leur disposition des avions qui transporteront les délégations d’un lieu à un autre.

Le second problème, qui est déjà pris en charge par les fédérations, est celui de l’altitude auquel sont confrontées les équipes qui prennent part à des compétitions en moyenne et haute altitude. Dès que la FIFA a confié l’organisation de la Coupe du monde 2010 à l’Afrique du Sud, les staffs médicaux des équipes nationales se sont penchées sur cet aspect.

Des villes sud-africaines qui abriteront les rendez-vous du Mondial sont situées dans une grille basse altitude, à l’instar de Prétoria (1214 m au dessus du niveau de la mer), Polokwane (1310 m), Bloemfontein (1400m), Centurion (1443 m), Rustenberg (1500m) et Johannesburg (1753 m).

Même si les spécialistes s’accordent à dire qu’entre 1200 et 1300 m « il n’y aura que très peu d’effets sur la grande majorité des joueurs, voire pas d’effets du tout,cependant une connotation individuelle existe et certains joueurs peuvent être plus sensibles que d’autres et subir quelques conséquences », minimisant au passage les « dégâts » que provoquerait l’altitude sur la performance des athlètes.

Pour rappel, sur les 64 rencontres de la Coupe du monde 2010, 37 se joueront dans des villes nichées à plus de 1000 m d’altitude. Elllis Park Stadium à Johannesburg sera l’hôte de 15 matches.

Les sélections qui fouleront la pelouse de cette ville devront préalablement prendre toutes leurs dispositions pour ne pas exposer leurs joueurs au phénomène de l’altitude.Johannesburg culmine à 1753m.

C’est dire combien il est important de mettre les joueurs à l’abri de toute menace liée à cette importante question. En Afrique du Sud, il y a des écarts de reliefs entre les régions qu’il faut bien appréhender pour ne pas exposer les joueurs aux risques qui peuvent mettre en danger leur santé.

Les fédérations « abonnées » aux grandes compétitions ont pris leurs précautions en s’appuyant sur les avis de leur staff médical et les expériences des autres disciplines.

Ce chapitre a été abordé, il y a quelques jours, par des médecins africains lors d’un colloque organisé sous l’égide de la CAF. Les spécialistes ont fait d’utiles recommandations en prévision de la CAN et de la Coupe du monde 2010.

Consciente de l’extrême importance de ce sujet, la Fédération algérienne de football (FAF) a pris les devants en planifiant le séjour et les déplacements des Verts au pays de Nelson Mandela et surtout en privilégiant l’apport des compétences médicales pour que l’équipe nationale ne soit confrontée à aucun souci de santé pendant tout son séjour en Afrique du Sud.

Il est utile de souligner que durant la première phase de la Coupe du monde, les Verts se produiront à 1310 m d’altitude , face à la Slovénie, descendront ensuite au niveau de la mer (Cape Town) pour donner la réplique à l’Angleterre, avant de remonter sur les hauteurs de Prétoria (1214m) pour jouer contre les USA.

Cinq jours sépareront chaque match. A partir de là, le choix du camp de base, que la FAF n’a pas encore dévoilé, prend toute son importance.

Ceux qui ont l’habitude de gérer ce type de souci préconisent qu’il soit (le camp de base) situé à 2.500 m d’altitude afin de répondre à la règle qui stipule « pour bien se préparer et jouer en altitude, le sportif doit dormir en haut (plus de 2000 m), s’entraîner en moyenne altitude (1000 ou 1200 m).

Par rapport à son calendrier et nonobstant le lieu choisi comme camp de base, l’équipe d’Algérie doit nécessairement effectuer un stage d’acclimatation d’au moins 4 à 5 jours pour réduire les nuisances auxquelles risquent d’être confrontés les organismes des joueurs.

Beaucoup d’équipes qualifiées à la Coupe du monde 2010 ont opté pour des camps de base en hauteur. Il est certain qu’une évaluation des joueurs, par rapport à ce phénomene, sera faite juste après l’arrivée de la sélection dans son camp de base.

« Avant la CAN et la Coupe du monde, l’équipe d’Algérie fournira un dossier médical complet type FIFA et type PCMA obligatoires pour la coupe d’Afrique et la Coupe du monde », indique une source médicale. Participer à la Coupe du monde, ce n’est pas seulement affronter de grosses cylindrées. C’est aussi protéger les joueurs dans tous les domaines autres que le technique.

A noter enfin qu’en juin et juillet prochains en Afrique du Sud, ce sera l’hiver austral et ses rigueurs. Le froid, la pluie et la neige sur les hauteurs seront de lourds handicaps qu’il faudra surmonter pour aller le plus loin possible en Coupe du monde.

Yazid Ouahib El Watan