Tokyo ne participe plus à la « guerre américaine ». C'est la conséquence de l'alternance politique qui a eu lieu au Japon l'année dernière et c'est conforme aux promesses formulées par le Parti démocrate du Japon lors de sa campagne électorale (victorieuse), ainsi qu’aux déclarations prononcées depuis l'arrivée au pouvoir de Yukio Hatoyama, en septembre dernier. Donc pas de surprise.

C'est une décision populaire dans l'archipel mais évidemment, ce n'est pas une bonne nouvelle pour Washington qui travaille sans relâche à compter ses alliés et à les mobiliser pour faire la guerre contre le terrorisme et en tout premier lieu sur le front afghan.

En plus, ce n'est pas le seul signe de la distance prise par la nouvelle administration japonaise à l'égard de l'Amérique. Le Premier ministre veut également réexaminer l'accord sur le redéploiement des bases américaines et il a notamment promis « d'alléger le fardeau » d'Okinawa où est déployée la moitié des 47 000 GI's stationnés sur l'archipel.

Pour autant, l'histoire ne s'arrête pas là. Tokyo a annoncé un plan d'aide de 5 milliards de dollars sur 5 ans pour soutenir des projets d'aide à la reconstruction en Afghanistan. Car le Japon a finalement les mêmes intérêts stratégiques que les membres de la coalition : lutter contre le terrorisme et favoriser la paix et la stabilité, a déclaré le Premier ministre Yukio Hatoyama.

RFI