Les cadres et responsables d’Algérie Télécom et les propriétaires de la société câblerie de Sétif n’ont finalement pas bénéficié d’allègement de leurs peines respectives.

En effet, après trois reports et une semaine de délibération, la cour de Sétif a confirmé, hier, les peines prononcées à l’encontre des mis en cause dans l’affaire des trois anciens cadres d’Algérie Télécom (AT), accusés de malversations, de corruption et infraction à la loi des marchés publics.

Rappelons que les mis en cause et témoins ont comparu mercredi dernier devant la justice pour dilapidation de deniers publics et passation de marchés non réglementaires, pour les trois anciens cadres de l’opérateur historique de téléphonie, et faux et usage de faux en falsifiant des documents officiels pour les responsables de la société privée.

Cette dernière a contracté un marché de plus de 102 milliards de centimes qui, le jour de la signature de l’accord, est monté à 122 milliards à cause de la hausse des prix du cuivre sur le marché mondial afin de fournir les câbles à l’opérateur national.

Rappelons aussi que l’offre de la société sétifienne avait été retenue par AT parmi 6 offres de sociétés étrangères.

Le principal accusé (M. S.) et son père auraient présenté des documents falsifiés ne montrant pas que l’usine était déjà hypothéquée, et par lesquels ils ont encaissé près de 2,38 milliards de dinars.

La cour de Sétif avait prononcé le 19 octobre de l’année écoulée une condamnation de 5 ans de prison ferme à l’encontre de M. Slimane Kheireddine, ex-PDG d’AT, 3 ans pour Mourad Djaziri, lui aussi ex-PDG, et deux ans contre l’ancien directeur des finances et de la comptabilité (DFC) M. Boualem Adjfane.

Des peines de 10 ans de réclusion assortie d’une amende de 1 million de dinars ont été prononcées contre les deux principaux accusés en fuite depuis le début du mois de janvier de l’année écoulée, à savoir le propriétaire de la société privée, principal fournisseur en câbles nécessaires aux installations téléphoniques de l’opérateur historique de téléphonie en Algérie.

F. SENOUSSAOUI-liberte