La polémique sur la vente de hamburgers exclusivement halal dans huit restaurants Quick de France instaure la "confusion" entre "communautarisme et diversité", a estimé dans un entretien dimanche au JDD la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara.

"Ce qui m'inquiète dans cette polémique, c'est qu'elle crée la confusion (...) Dans cette affaire de fast-food, on mélange, à tort, communautarisme et diversité. Le communautarisme, c'est autre chose. Le voile intégral, par exemple, ça, c'est un véritable scandale", a déclaré Mme Amara.

"Aux dernières nouvelles, Quick n'est pas un service public (...) Nous parlons bien ici d'une entreprise privée, qui veut occuper un marché pour faire du business", a-t-elle ajouté.
"Je trouve la réaction du maire de Roubaix exagérée et dangereuse. Il n'y a rien de discriminant dans cette histoire: les consommateurs ont le choix de leur menu et peuvent très bien prendre du poisson", a-t-elle jugé.

Ce maire socialiste, René Vandierendonck, a déposé plainte jeudi pour "discrimination". Il explique ne pas être gêné "qu'il y ait une offre halal", mais juge que "ça va trop loin quand on ne propose plus que cela".

Le parquet de Lille a indiqué avoir ouvert une enquête préliminaire vendredi après cette plainte.

"La véritable question que pose cette polémique, c'est la non-acceptation par ses élites de la diversité de ce pays", selon Mme Amara.

"Le peuple +d'en bas+, comme on dit, a accepté depuis longtemps que les musulmans aient le droit d'avoir des lieux de culte, des carrés spécifiques dans les cimetières. C'est cela la laïcité, respecter les pratiques des uns et des autres", a-t-elle ajouté

http://www.leparisien.fr/flash-actua...010-824060.php