ALGER, 2 mars 2010 (AFP) - L'assassinat du chef de la police algérienne Ali Tounsi jeudi dans son bureau à Alger est un "crime sans témoins", a indiqué mercredi à Alger le ministre algérien de l'intérieur Yazid Zerhouni.

L'assassinat du directeur général de la sûreté nationale "est un crime sans témoins qui a eu lieu entre le défunt et l'auteur (du crime)", a-t-il dit à la presse en marge de l'ouverture de la session de printemps du Conseil de la nation (Sénat).

L'auteur du crime est "vivant et est entre les mains de la justice (qui) fera son devoir en toute liberté et sérénité et rendra publics les résultats de l'enquête dans le respect de la transparence", a précisé M. Zerhouni.

M. Tounsi, en poste depuis seize ans, a été assassiné jeudi par un proche collaborateur qui a ensuite retourné son arme contre lui se blessant grièvement lors d'une réunion de travail au siège de la police à Alger, avait indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Le ministère n'avait alors pas précisé que M. Tounsi et son meurtrier étaient seuls pendant le drame.

L'identité du tireur n'a pas été communiquée, mais il s'agit selon la presse de Choueib Oultache, chef de la division héliportée de la police algérienne.

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