Le gouvernement de la province du Québec a déposé avant-hier (mercredi) un projet de loi interdisant le niqab et la burqa dans les administrations publiques.

Les femmes qui les portent se verront interdire l’accés à ces services si elles ne se laissent pas identifier par un employé, homme ou femme. Ce projet autorise, toutefois, les employées de l’administration québécoise à porter le hidjab.

Pour Jean Charest, le Premier ministre de cette province canadienne, son gouvernement fait le choix d’une laïcité ouverte. Le premier parti d’opposition, le parti québécois, réclame « l’adoption d’une charte de la laïcité qui interdirait le port de signes religieux chez les employés de l’État ».

La puissante fédération des femmes du Québec a, quant à elle, a salué le texte qui « en évitant l’exclusion systématique des femmes qui portent un signe religieux, tel que le hidjab le gouvernement fait un pas en avant pour éviter d’introduire de nouveaux obstacles à l’emploi vécus par des femmes arabo-musulmanes ».
Par Samir Ben
El Watan