Le mystère de l’affaire du chef terroriste Amari Saïfi, alias Abderezak El Para, n'est pas près d’être élucidé.

Les pouvoirs publics refusent de lever le voile sur le cas de ce sinistre personnage qui a un lourd bilan macabre à son actif.

Toute question au sujet du déserteur des rangs de l'ANP avant de verser dans les assassinats, les enlèvement et le trafic d'armes, n'a finalement pour résultat que d'irriter les dirigeants du pays.

Sollicité sur ce dossier, ce jeudi à son arrivée à Boumerdès dans le cadre d'une visite de travail, Tayeb Belaïz ministre de la Justice, garde des Sceaux n'en dira pas plus que d'habitude : «J'ai répondu plusieurs fois à cette question. Il y a un Etat et nous respectons les lois de cet Etat. Le personnage que vous citez est à l'intérieur des limites de la loi et sous les règles de la loi.»

Le ministre ne précisera pas si le criminel est en prison ou non. Le problème, c'est que ce terroriste responsable de plusieurs massacres d'agents des services de sécurité est cité dans plusieurs procès liés au terrorisme tout comme il a fait l'objet de plusieurs condamnations à ce sujet.

Pour rappel, il a été capturé au Tchad en 2004, à la suite d'affrontements armés avec les militaires de ce pays, puis extradé en Algérie, via la Libye. Comme il a été capturé, il est automatiquement exclu des avantages qu'offre aux terroristes armés repentis la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. La loi est claire en la matière. Tout comme son complice et chef Hassan Hattab, il continuera à hanter les couloirs des palais de justice et à alimenter la rumeur.
Abachi L.

Source : Le Soir d'Algérie 27 mars 2010