Le GPS à bord du véhicule, cela n’existe pas encore en Algérie.

Ce fameux boitier qui indique le chemin d’une destination donnée ou qui aide à localiser l’emplacement d’un objet volé n’est, pour l’instant, que l’apanage de quelques professionnels, pour ne pas dire de privilégiés.

Cela n’a pas empêché des entreprises privées de développer ce service au profit du grand public.

Certaines assurent même pouvoir le proposer à leurs clients d’ici une année. « Nous aurons notre propre système de GPS embarqué.

Le future consommateur n’aura qu’à demander une destination précise et le système embarqué va le guider à y arriver», assure, Kamel Djabri, responsable technique chez Algéofleet, leader dans la géo-localisation par satellites en Algérie.

« Nous promettons que d’ici l’année prochaine, nous aurons notre propre système de navigation embarqué algérien », assure Kamel Djabri, responsable technique chez Algéofleet, leader dans la géo-localisation par satellites en Algérie.

Cette entreprise propose ses services pour les firmes activant dans le sud algérien, en majorité dans l’exploration et l’extraction des hydrocarbures.

« Nous comptons aussi parmi nos clients des entreprises privées et publiques des domaines du transport et du médicament » précise, Hakim Douibi, directeur commercial de la même l’entreprise.

La géo-localisation par satellites permet un meilleur contrôle des flottes de véhicules! de transport pour les sociétés.

D’après une étude réalisée par le Leading Independent Search Firme Aberdeen Group, entreprise américaine spécialisée dans l’analyse des résultats industriels, les entreprises qui ont introduit cette solution informatique ont eu un gain de 35% en efficacité d’exploitation de leurs flottes.

Cela prendre en compte l’économie réalisées en carburant et en maintenance des véhicules.

La carte numérique des lieux fait défaut

Pour le moment, le GPS est surtout utilisé par les professionnels car il manque à l’Algérie une carte numérique précise pour mettre en place le GPS de Monsieur tout le monde.

C’est sur la base de cartes numériques que la localisation des objets mobiles ou statiques sera possible.

«Plusieurs secteurs doivent s’impliquer pour améliorer et fructifier la carte numérique actuelle. Il faut rajouter les plans de circulation, les nouvelles routes encore en construction et les adresses les plus importantes pour les usagers de cette technologie », estime Yacine Sellahi, directeur commercial à Algérie Télécom satellites, l’entreprise publique en charge des services satellitaires.

Intégrer ces informations n’est pas facile notamment pour ce qui est des plans de circulation des villes.

Ces derniers changent trop souvent pour qu’ils soient illustrés sur une carte.

Mais malgré l’absence de ces données qui complètent la cartographie existante, les entreprises qui offrent ce service foisonnent.

En l’espace de quelques années, 37 entreprises ont vu le jour en Algérie.

L’activité dans le domaine est même réglementée par l’Autorité de régulation des postes et de la télécommunication (ARPT).

Son directeur technique, Slimane Djemaatene indique que la réglementation dans le domaine est souple.

« La loi privilégie pour l’instant les régimes de l’autorisation et de la simple déclaration », précise-t-il.

D’ailleurs les entreprises autorisées à activer dans le domaine de la géo-localisation s’acquittent d’une faible taxe annuelle équivalente à 10 000 dinars, soit 100 euros. Chose qui va changer promet, M. Djemaatene.

« Cette activité commence à prendre beaucoup d’ampleur et l’idéal serait de la faire parrainer par un cahier de charges et c’est ce qui va être fait dans l’avenir », relève le responsable de l’autorité de régulation.

En attendant cette nouvelle réglementation et des cartes numériques précises, il suffira, pour l’algérien de baisser la vitre de sa voiture et demander son itinéraire au premier passant.

Cela marche encore bien…comme l’a déjà suggéré l’humoriste franco-marocain Gad El Mallah dans son célèbre sketch, « Gad » !

http://www.maghrebemergent.com/high-...nd-public.html