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Discussion: Jack London, auteur le plus lu des Etats-Unis

  1. #1
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    Par défaut Jack London, auteur le plus lu des Etats-Unis

    Il est peu d'auteurs dont on puisse à ce point dire que leur oeuvre et leur vie se confondent. Apprentissages , voyages , engagements politiques et sociaux, la vie et l'oeuvre de London se répondent en permanence.
    Né à San Francisco en 1876 , il travaille dès l'âge de onze ans , pratique de multiples métiers : livreurs de journaux , chasseur de phoques , concierge pour payer ses études.
    Ouvrier dans une conserverie , chauffeur dans une centrale électrique , il connaît également la délinquance et l'alcool et fait partie de l'immense armée de vagabonds qui parcourt l'Amérique ...

    Ses efforts d'écrivain demeurent vains, jusqu'à la ruée vers l'or du Klondike , en 1897 , qui va lui fournir le matériau grâce auquel il finit par connaître la célébrité.
    Tout le monde s'arrache Jack London, le " Kipling du froid "...
    Il est correspondant de guerre en Corée et au Mexique , multiplie reportages , conférences et interventions.
    Son engagement politique fait également de lui un visionnaire.
    Il a adhéré au parti socialiste américain en 1906 , et nombre de ses textes , témoignages de la vie des bas-fonds, constituent également des analyses prophétiques.

    De 1899 à sa mort en 1916 , à quarante ans , il aura écrit une cinquantaine de romans , d'innombrables nouvelles et articles , il aura été l'auteur le plus lu et le plus célèbre des Etats- Unis.
    Par la multiplicité des thèmes abordés ( réalisme social , aventures , peinture des rapports entre les hommes , les animaux et la nature , entre les hommes et les femmes , anticipation ) et par la force de son écriture , il demeure d'une modernité radicale.

    http://bonheurdelire.over-blog.com/a...-45983478.html
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
    Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet

  2. #2
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    Par défaut "Le peuple d'en-bas" de Jack London

    Le Peuple d'en bas
    de Jack London

    Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

    critiqué par Chene, le 24 février 2010
    (Tours, Inscrit le 8 juillet 2009, 39 ans)

    La note: 8 etoiles

    Un monde terrifiant mais néanmoins réel

    En 1902, à l’époque Victorienne, Jack London, déguisé en clochard, pénètre dans les bas quartiers de Londres pendant trois mois. Notamment le quartier de White Chapel où a sévi le célèbre « Jack l’éventreur » en 1888. Il en retirera un livre mondialement célèbre « The People of the Abyss » traduit en français par « le peuple d’en bas »
    La " descente " (titre du premier chapitre du livre) commence comme un reportage dans les couches sociales les plus basses de Londres. C'est une expérience personnelle, un documentaire sur un monde de miséreux que personne ne voit. Une immersion dans les entrailles de la misère.
    Une fois parmi les vagabonds, Jack London nous révèle au grand jour une société nouvelle. Celle des oubliés de la révolution industrielle. Ou plutôt celle que la révolution industrielle produit et laisse définitivement tapie dans l’ombre. Un monde de clochards, de familles dans des appartements miteux et surpeuplés, de gens dans une crasse noire. Il décrit les immondices, la nourriture dans les poubelles, les salaires ridicules, les asiles de nuit, la faim, la rue, la mort, les enfants mal nourris, le manque d’hygiène, l’absence de secours…
    Pour se faufiler à travers ce peuple d’en bas, Jack London change d’apparence (en cela Jack London est novateur. Plus tard d’autres imiteront son exemple) :
    " A peine avais-je fait quelques pas dans la rue que je fus impressionné par le changement complet produit par mes nouveaux vêtements sur ma condition sociale. (...) En un clin d'œil, pour ainsi dire, j'étais devenu l'un d'entre eux.
    Et s’ouvre à lui, un monde stupéfiant :
    " Les rues grouillaient d'une race de gens complètement nouvelle et différente, nabots d'aspects miteux, la plupart ivres de bière. "
    Tel un reporter moderne, Jack London signe ici un témoignage frappant, sombre et terrifiant sur la condition humaine et la condition sociale du début du XXe siècle dans la ville de Londres. A travers cette quasi étude sociologique qui se dévore comme un roman, Jack London nous fait prendre conscience des conditions de vie de toute une population d’oubliés à l’époque Victorienne, au temps où, pourtant, l’Angleterre dominait le monde.
    Un livre à rapprocher de "dans la dèche à Paris et à Londres" de George Orwell.

    http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/22349
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  3. #3
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    Par défaut London de ma jeunesse...

    J'ai été un fan, un inconditionnel de Jack London : Croc-Blanc, la Fièvre de l'Or, Contes des Mers du Sud... Mon papa me disait que c'était un grand écrivain, qui avait dénoncé le capitalisme impitoyable : le Talon de Fer... C'est peut-être pour cela qu'il a été relégué dans l'enfer des auteurs "pour la jeunesse"... Aujourd'hui, on reconnaît enfin que c'est un auteur important. Interview intéressante .O

    http://micronesiepoetique.hautetfort...-jeunesse.html
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
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  4. #4
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    Par défaut Croc-Blanc

    L’auteur: Jack London (1876-1916) est le pseudonyme de John Griffith Chaney. Il tient son pseudonyme de son beau-père, John London (Jack étant le diminutif de John). Il vit une enfance plutôt misérable aux Etats-Unis et fait son éducation par les livres. Il vit plusieurs années une vie de bohème et de vagabondage, avant d’être un auteur prolixe catalogué en France dans les rayons jeunesse.

    Le livre: Dans le grand Nord américain, deux mushers et leurs six chiens de traineaux sont traqués par une meute de loups affamés. L’hiver particulièrement rigoureux et la famine poussent la meute au-delà de leur limites habituelles. A leur tête, Kiche, la louve rousse. Bientôt, elle se terre dans une tanière à l’abri du froid pour donner naissance à cinq louveteaux. Parmi eux, le petit Croc-blanc. La faim le pousse à sortir explorer le monde. Après quelques succès mais aussi quelques déconvenues, notamment avec un écureuil qui le nargue du haut de son sapin, il tombe nez à nez avec une tribu d’indiens et leurs chiens. A sa grande surprise, sa mère se soumet et suit les hommes: c’est chez eux qu’elle est née, d’une de leur chienne et d’un loup sauvage. Croc-blanc doit donc désormais composer avec les hommes, leur protection, mais aussi leur cupidité.

    Mais vive le challenge ABC! Voici encore une superbe découverte à laquelle je ne m’attendais pas. C’est un livre dont tout le monde a entendu parler tant il est vendu aux enfants, généralement sous forme d’histoire adaptée ou d’extraits. Rien ne vaut le retour au véritable texte. J’ai été attendrie, séduite, anxieuse, révoltée à chaque étape de cette histoire, comme si j’avais huit ans. La plume de London décrit les comportements animaux avec une pertinence surprenante, mais sans pour autant les humaniser. J’ai été surprise de retrouver dans les comportements du loup, entre instinct de meute et soumission à l’homme, les impressions inexprimables que produisent les attitudes des animaux qui ont partagé ma vie. Conclusion? Pour moi, London est véritablement un homme qui sait de quoi il parle. J’y ai lu aussi un message de responsabilisation des hommes à l’égard des animaux et de leur prétendue infériorité. Ce n’est pas un hasard si Croc-blanc perçoit les hommes comme des dieux: ils nourrissent, protègent, punissent et doivent être protégé. Ce livre nous ramène aux réflexes instinctifs de la nature tout en nous donnant une belle leçon sur l’humanité. J’en aurai pleuré. Une belle bouffée d’oxygène.

    Titre original: White Fang (traduit de l'anglais).

    http://mabouquinerie.canalblog.com/a.../16739854.html
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  5. #5
    Membre F.A.M.
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    Par défaut Lettre de Jack London à un ami d’enfance apprenti écrivain

    « Vous avez saisi la vie mouvante, le romanesque, l'humour, le pathétique mais pour l'amour de Dieu montrez-les tels qu'ils sont ! Ne donnez pas au lecteur une philosophie des grands chemins, il faut que vos personnages montrent cette philosophie par leur action, leur exploit, leur conversation. Voyez Stevenson et Kipling, ils se mettent dans l'ombre et créent les choses qui vivent, qui respirent et ils passionnent les lecteurs ! Pour créer une atmosphère, il faut éliminer l'auteur. Faites des phrases fraîches et vivantes, des phrases qui portent. Ayez un style fort, expressif ; ne soyez pas prolixe, ne faites pas un exposé. Créez, peignez, construisez ; mille mots bien construits valent mieux que tout un livre médiocre, bâclé et languissant. Oubliez-vous vous-même et le monde se souviendra de vous »

    http://tableaudechasse.hautetfort.co...-ecrivain.html
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
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