Payera, ne payera pas ? Partira, ne partira pas ?

Après avoir rejeté le deuxième recours de Djezzy, la générale des impôts resserre encore plus l’étau autour de la filiale algérienne d’Orascom Telecom.

La décision du fisc algérien doit maintenant être comprise par Djezzy qui doit passer à la caisse.

La direction générale des impôts (DGI) a rejeté, encore une fois, le recours formulé par Orascom Télécom Algérie sur le redressement fiscal de 596,6 millions de dollars réclamé par le fisc algérien. Ce redressement concerne les exercices fiscaux de 2004 à 2007.

Après ce second rejet, les observateurs sont à l’affût de la réaction de la direction d’Orascom Telecom quant à l’avenir de la filiale algérienne. Dans cet ordre d’idée, il semblerait que le patron du groupe égyptien a bien compris que les carottes sont bel et bien cuites et qu’il doit passer à la caisse.

Cela se comprend dans les informations nous venant d’Egypte où Orascom a déclaré avoir réussi à couvrir la partie invendue de 800 millions de dollars de titres pour assurer la liquidité nécessaire au paiement de quelques 647 millions de dollars d’arriérés d’impôts exigés par les autorités algériennes pour sa filiale OTA (Djezzy) comme rapporté par le magazine ‘’les Afriques’’.

Ce qui nous pousse à penser que Djezzy n’a plus aucun choix que d’honorer ses créances, s’il veut rester en Algérie, sont les dernières déclarations de son patron, Naguib Sawiris, qui a annoncé au quotidien Espagnol (El Pais) que « Nous avons besoin de savoir si notre investissement est le bienvenu. Sinon, nous allons étudier d’autres options ».

En vérité, ce dont Sawiris a peur, c’est d’honorer sa créance et de plier bagage en même temps. L’avenir nous en dira plus.

Nouredine ABBASSEN
Mobile Algerie