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Discussion: 17 familles à la rue

  1. #1
    Membre F.A.M.
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    décembre 2009
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    Par défaut 17 familles à la rue




    Le ministère de la Solidarité récupère ses logements de fonction à Birkhadem

    17 familles à la rue

    Dix-sept familles occupant des logements de fonction dans le centre spécialisé de rééducation de Birkhadem ont été expulsées hier par les services du ministère de la Solidarité sur ordre de la justice.

    Ces familles s’ajoutent aux 11 autres expulsées en juin de l’année dernière du même centre.

    Ces familles habitaient depuis plus de 50 ans dans le centre spécialisé de rééducation de Birkhadem.

    Après avoir frappé à toutes les portes dans le but de faire entendre leur voix, les 17 familles composées de plus de 150 âmes, dont des enfants en bas âge et des personnes âgées, ont organisé hier un sit-in devant le centre, au milieu d’un imposant dispositif de police déployé sur place. Le représentant des familles, M. Amar Isli, a déclaré que «le sit-in est organisé dans le but d’attirer l’attention des hautes autorités du pays et de dénoncer le silence qui entoure le drame de ces familles».

    Notre interlocuteur nous a expliqué que les faits de cette affaire remontent à 2001, quand 17 familles d’éducateurs et de hauts cadres du centre spécialisé de rééducation, rattaché au ministère de la Solidarité nationale, ont été sommées de quitter leur logement. Il explique que c’est la sixième fois que le ministère actionne les mécanismes d’expulsion. M. Isli a indiqué que «les habitants du centre demandent qu’une enquête indépendante soit diligentée pour mettre à nu les tenants et les aboutissants de cette histoire, et que le fautif paye».

    Notre interlocuteur a déclaré : «On est prêts à être relogés ailleurs, à condition que cet établissement serve à une utilité publique.» Et d’ajouter que «ces habitants n’accepteront jamais d’être expulsés d’ici pour que quelqu’un d’autre vienne s’y installer».

    Selon lui, «ces expulsions viseraient à libérer le terrain pour une coopérative immobilière». Les habitants ont brandi des attestations d’attribution de ces logements délivrées par les services des Domaines datant de 1962.

    Un résident affirme même qu’il réside sur les lieux depuis les années 1950.
    M. Isli a indiqué que les 17 familles, poursuivies en justice depuis quatre années, sont déterminées à convaincre les autorités de la légalité et de la légitimité de leur demande de cession des biens de l’Etat, conformément à la loi. Les familles affirment également qu’aucune autorité, ni le P/APC, ni le wali délégué ne sont venus s’enquérir de leur sort.

    En outre, elles se disent indignées et humiliées par l’utilisation de la force lors de leur expulsion. «C’est de la hogra. Comment se fait-il qu’un ministre qui prône la solidarité nationale et la justice ose jeter des femmes et des enfants à la rue ?» s’interroge une femme sinistrée, les larmes aux yeux.
    Un autre sinistré a souligné que «normalement, le P/APC doit nous défendre. Malheureusement, il ne s’en est même pas inquiété».

    Slimane, un retraité du centre, a avoué qu’il aurait préféré «être mort avant pour ne pas vivre cette injustice».

    De son côté, le directeur par intérim du centre spécialisé de rééducation de Birkhadem nous a affirmé qu’il ignorait tout de cette décision d’expulsion.

    Mohammed Zerrouki

    Le jeune indépendant 19/04/2010

    http://www.jeune-independant.net/index.htm
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
    Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet

  2. #2
    Membre F.A.M.
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    novembre 2009
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    Par défaut A vrai dire, je ne sais pas de quoi nous devrions nous offusquer...

    Est-ce le sort dramatique de ces familles ou est-ce la méthode brutale de leur éviction ? Si ces gens n'étaient pas dans leur droit, alors je soutiendrai leur relogement temporaire le temps que l'on fasse la lumière sur cette affaire: Comment se fait-il qu'ils étaient là en premier lieu ? Pourquoi attend-on que des gens construisent des vies entières pour le réduire à néant en un claquement de doigt. Quel est l'urgence ? Si on a attendu 50 ans, on peux attendre encore un peu non ? Surtout que nous n'avons aucun tissu associatif permettant de faire jouer la solidarité là ou l'état est défaillant.

    Citation Envoyé par Jalal Voir le message



    Le ministère de la Solidarité récupère ses logements de fonction à Birkhadem

    17 familles à la rue

    Dix-sept familles occupant des logements de fonction dans le centre spécialisé de rééducation de Birkhadem ont été expulsées hier par les services du ministère de la Solidarité sur ordre de la justice.

    Ces familles s’ajoutent aux 11 autres expulsées en juin de l’année dernière du même centre.

    Ces familles habitaient depuis plus de 50 ans dans le centre spécialisé de rééducation de Birkhadem.

    Après avoir frappé à toutes les portes dans le but de faire entendre leur voix, les 17 familles composées de plus de 150 âmes, dont des enfants en bas âge et des personnes âgées, ont organisé hier un sit-in devant le centre, au milieu d’un imposant dispositif de police déployé sur place. Le représentant des familles, M. Amar Isli, a déclaré que «le sit-in est organisé dans le but d’attirer l’attention des hautes autorités du pays et de dénoncer le silence qui entoure le drame de ces familles».

    Notre interlocuteur nous a expliqué que les faits de cette affaire remontent à 2001, quand 17 familles d’éducateurs et de hauts cadres du centre spécialisé de rééducation, rattaché au ministère de la Solidarité nationale, ont été sommées de quitter leur logement. Il explique que c’est la sixième fois que le ministère actionne les mécanismes d’expulsion. M. Isli a indiqué que «les habitants du centre demandent qu’une enquête indépendante soit diligentée pour mettre à nu les tenants et les aboutissants de cette histoire, et que le fautif paye».

    Notre interlocuteur a déclaré : «On est prêts à être relogés ailleurs, à condition que cet établissement serve à une utilité publique.» Et d’ajouter que «ces habitants n’accepteront jamais d’être expulsés d’ici pour que quelqu’un d’autre vienne s’y installer».

    Selon lui, «ces expulsions viseraient à libérer le terrain pour une coopérative immobilière». Les habitants ont brandi des attestations d’attribution de ces logements délivrées par les services des Domaines datant de 1962.

    Un résident affirme même qu’il réside sur les lieux depuis les années 1950.
    M. Isli a indiqué que les 17 familles, poursuivies en justice depuis quatre années, sont déterminées à convaincre les autorités de la légalité et de la légitimité de leur demande de cession des biens de l’Etat, conformément à la loi. Les familles affirment également qu’aucune autorité, ni le P/APC, ni le wali délégué ne sont venus s’enquérir de leur sort.

    En outre, elles se disent indignées et humiliées par l’utilisation de la force lors de leur expulsion. «C’est de la hogra. Comment se fait-il qu’un ministre qui prône la solidarité nationale et la justice ose jeter des femmes et des enfants à la rue ?» s’interroge une femme sinistrée, les larmes aux yeux.
    Un autre sinistré a souligné que «normalement, le P/APC doit nous défendre. Malheureusement, il ne s’en est même pas inquiété».

    Slimane, un retraité du centre, a avoué qu’il aurait préféré «être mort avant pour ne pas vivre cette injustice».

    De son côté, le directeur par intérim du centre spécialisé de rééducation de Birkhadem nous a affirmé qu’il ignorait tout de cette décision d’expulsion.

    Mohammed Zerrouki

    Le jeune indépendant 19/04/2010

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  3. #3
    Membre F.A.M.
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    Ils ont essaye d'escroquer d'autres gens qui attendent aussi ce meme logement,ils ont voulu mettre tout le monde devant le fait accompli comme par le passe.

    Leur manoeuvre a echoue,qu'ils supportent les consequences,on ne peut pas eternellement flouer l'opinion publique et jouer a la victime.

    Et venir apres protester,que les autorites n'ont pas respecte la loi sur les logements de fonction.

    S'ils les laissent avoir ce logement,alors tout le monde va faire exactement la meme chose.

    Il faut qu'ils degagent et laissent la place aux nouveaux fonctionnaires,si c'est des logements de fonction.

  4. #4
    l'orientale
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    Ecoutez! ils ont raison de les foutre dehors!
    allez voir les Ecoles en Algerie, ya meme ceux qui ont pris des classes et les ont transformer en logement...divisé en deux grande pieces avec cuisine et ils vont au toilette de l`ecole..meme pour se doucher..les weekend etalage de linge dans la cour.
    A Alger j`habitais devant une école et je sais tout.
    le directeur de cette école primaire ou j`étais éleve a pris depuis deja 20 ans sa retraite et il loge toujours dans l`ecole avec sa famille, et il a ramené des belles filles pour ses fils.
    le concierge aussi loge toujours malgré que cela fait 10 ans qu`il ne travaille plus pour l`ecole il a meme marié tous ses fils et filles et les a instaler dans le coté cafetriat..cuisine..bibliotheque.
    en plus de ca ya 4 enseigants qui se sont aproprié des calsses comme logement...bientot y aura plus de place pour les eleves ce sera plutot un compelxe d`habitation.
    en plus le pire ya meme le gardien du parking qui s`est fait un studio avec sa femme dans l`ascenceur du parking!! imaginez la situation ou va l`Algerie!
    tous s`instalent la ou ils trouvent
    ecoles,parking, les terasses des immeubles, caves d`immeuble, buandrie.

  5. #5
    Membre F.A.M.
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    En Algerie,certains ont pris le pli de profiter du systeme,quand ils se font coincer,ils jouent aux victimes,pleurnichent qu'ils ont une chiee de gosses et blament le "POUVOIR" de la avoir jeter a la rue.

    Si tu essaies de flouer la loi,et prendre des logements de fonction,qui sont destines a d'autres fonctionnaires,il ne faut surtout pas blamer les autres,mais toi meme.

    Quand aux gosses,personne ne lui a demande de faire une chiee,et blamer le "POUVOIR",il faut aussi savoir prendre ses responsabilites.

    Quand on joue au voleur,et qu'on se fait arreter,il ne faut pas chialer,ni blamer les autres,c'est des fonctionnaires et ils connaissent bien la loi,ce sont des escrocs-fonctionnaires,c'est tout !!

  6. #6
    Membre F.A.M.
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    Par défaut

    On accuse les étrangers d'être des racistes (à tort ou à raison), mais on oublie notre "racisme" à nous contre des familles expulsées après 50 années de vie dans ces habitations!!! Donc, on est sans humanité contre nous-même et on veut que les autres (les étrangers) soient humains et justes envers nous!!! Hypocrisie manifeste!!!
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
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  7. #7
    Membre F.A.M.
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    Par défaut Je suis d'accord en partie...

    Si ces gens étaient là *illégalement* là depuis 40 ans alors c'est que quelque part nous avons fait preuve d'une certaine patience. Je rappelle à toute fin utile qu'une situation équivalente en Europe ou aux US serait tout simplement impensable car ces gens auraient été immédiatement expulsé dès la perte de fonction (en fait ils seraient parti d'eux-mêmes, eux).

    Toutefois, je te rejoins sur la question de l'hypocrisie:

    > Hypocrisie des occupants qui ont illégalement occupé des biens qui ne leur revenaient pas de droit.
    > Hypocrisie des autorités par le manque de transparence sur la réattribution des logement.
    > Hypocrisie enfin de la société qui se targue en permanence d'humanisme éclairé par l'Islam mais ou aucun tissu associatif ne pourraient venir en aide à ces familles dans leur situation actuelle.

    Bref, une partie de notre progrès passe par cesser d'analyser la situations, problème et drames sociaux uniquement à travers des prismes idéologiques.

    Citation Envoyé par Jalal Voir le message
    On accuse les étrangers d'être des racistes (à tort ou à raison), mais on oublie notre "racisme" à nous contre des familles expulsées après 50 années de vie dans ces habitations!!! Donc, on est sans humanité contre nous-même et on veut que les autres (les étrangers) soient humains et justes envers nous!!! Hypocrisie manifeste!!!

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