Les enquêteurs sont parvenus à dresser une liste noire de plusieurs personnes.

Les services de la Gendarmerie nationale ont, depuis plus d’un mois, déclenché une importante enquête sur les activités commerciales portant sur le ciment au niveau de plusieurs wilayas de l’Est, afin, indiquent des sources très bien informées, de contrecarrer les spéculateurs à la recherche de gain facile et causant de sérieuses pertes à la production nationale.

L’enquête en question concerne principalement les ventes de l’année dernière devant, comme indiqué plus haut, toucher plusieurs entreprises étatiques notamment.

Les services de la gendarmerie à pied d’oeuvre ont procédé, a-t-on appris des mêmes sources, par l’établissement d’une liste portant les noms des personnes, entre autres les entrepreneurs et les producteurs, pour s’assurer des quantités commercialisées et si celles-ci ont été réellement destinées aux véritables clients.

Selon les premiers résultats, les enquêteurs sont parvenus à dresser une liste noire de plusieurs personnes ayant acquis des quantités considérables dont l’usage est autre que celui indiqué.

La liste comporte les noms d’entrepreneurs dont les projets de construction ont été annulés, cependant ils continueront de s’alimenter.

Pour le moment, le rapport définitif de l’enquête n’a pas été établi et les investigations se poursuivent toujours.

Il est essentiel de rappeler dans ce contexte que la production du ciment atteint annuellement 9 millions de tonnes dont cinq sont produites par les entreprises étatiques, sachant que les besoins dépassent parfois les 11 tonnes sur le marché et que l’Etat, à cause de ce manque, a procédé à l’importation, l’année dernière de pas moins de 3 tonnes pour couvrir le déficit.

Néanmoins, c’est ce manque même qui revient chaque année qui a poussé les services de la Gendarmerie nationale à déclencher une enquête, laquelle vise à déterminer et démasquer les acteurs à l’origine de la crise.

Nos sources confient que ces acteurs qui ne sont autres que des spéculateurs, ont réussi à un certains degré à avoir le contrôle de la marchandise sur le marché, en multipliant le prix.

Les services de la Gendarmerie nationale avaient précédemment mené une enquête dans le même sens, impliquant des responsables et administrateurs de plusieurs wilayas, à savoir Constantine, Batna, Biskra, El Oued et Ouargla et dont les spéculations ont atteint les 60 milliards de centimes.
L'expression