Consommer national
Une attitude à développer

Lancée vers la fin 2002, à l’initiative du Forum des chefs d’entreprise (FCE), la campagne d’incitation à consommer national - « Made in bladi » - a permis, pour la première fois en Algérie, d’appréhender un tant soit peu les attitudes qui président au choix de consommation des populations algériennes.


S’inspirant d’opérations similaires menées dans d’autres pays, tels que le Canada, la France et la Tunisie, la campagne « Consommer national » visait, selon les responsables du FCE, à promouvoir le concept du consommateur citoyen afin de mieux défendre la production et le emplois nationaux. En ce sens, l’objectif assigné à cette démarche était d’inciter le consommateur, en tant qu’acteur-clé de la décision économique, à orienter ses choix de consommation vers les produits fabriqués localement. Il s’agissait ainsi d’une action de sensibilisation des citoyens sur la nécessité de privilégier, autant que faire se peut, le recours à la production nationale. En termes plus explicites, cette campagne visait à mettre en avant l’idée suivante : à prix et qualité égaux, le produit national doit nécessairement être privilégié par le consommateur algérien. Ainsi initiée, la campagne « Consommer national » était destinée, selon ses initiateurs, essentiellement à la classe moyenne et à ceux qui peuvent se permettre de consommer « étranger ». Les consommateurs à faible revenu sont, quant à eux, considérés comme foncièrement acquis à la cause de la promotion du produit national. Aussi, la démarche du FCE ciblait particulièrement les jeunes qui, tout en étant les consommateurs de demain, continuent cependant à avoir des habitudes de consommation qui favorisent davantage les produits importés que ceux fabriqués localement. Le produit national étant de ce point de vue dévalorisé par rapport aux produits étrangers, l’objectif du FCE était ainsi de faire en sorte, à travers la campagne « Made in bladi », que le consommateur algérien apprenne à consommer local quand le rapport qualité/prix du produit national est aussi avantageux que celui du produit importé. Menée dans cet esprit et sans faire l’amalgame d’inciter les citoyens à acheter les produits locaux simplement par principe, la campagne du FCE a recueilli en définitive des échos favorables auprès du large public. Ainsi, selon l’évaluation d’impact réalisée par le bureau d’études IMMAR, environ 14 100 000 Algériens ont été touchés par cette campagne et quelque 13 000 000 d’entre eux l’ont jugée utile
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