Il y a cinq années, jour pour jour, la nouvelle de la mort de Dhikra Mohamed a stupéfié le monde arabe.
La cantatrice n’avait que 38 ans. Elle était à l’apogée de sa carrière et de son art:
des dizaines d’albums à succès, des tubes de grande audience, la reconnaissance quasiment absolue du public et de ses pairs et une notoriété unique, du Continent au Golfe, à une époque où le trop-plein d’étoiles a privé de sens tout vedettariat.
Mais à vrai dire, l’importance de Dhikra Mohamed dans la chanson arabe dépasse de loin les questions de célébrité ou de star-system.
C’était une importance purement artistique. Pratiquement historique.

Salah Charnoubi raconte qu’à son arrivée au Caire, début 90, Dhikra avait, certes, du mal à se faire connaître, «mais, souligne le compositeur, auprès des spécialistes, auprès des écoutes averties, même de celles qui pouvaient craindre son extrême rivalité, c’était déjà une voix sortant des canons ordinaires de la beauté. Quelque chose d’inhabituel, parce que d’emblée presque intuitivement, porté sur la difficulté, l’originalité, la créativité…».
Le commentaire de Charnoubi est celui d’un esprit juste, et d’un musicien qui n’avait, au contraire, au moment où Dhikra Mohamed a débarqué au Caire, aucune raison, aucun intérêt particulier, à lui faciliter la tâche.

Ce que Charnoubi avait vite décelé dans cette chanteuse, c’était précisément qu’elle appartenait, par nature et par culture, à la caste rarissime des interprètes d’exception.

Tous les accents réunis
On ne s’attardera pas sur le détail connu, archiconnu, d’une technique vocale aux multiples ramifications (orientale, occidentale, tarab, blues, khaliji, Libyenne, Jazzi). On ne fera pas non plus «l’éloge classique» d’une sensibilité à nulle autre pareille, depuis «Kalthoum», depuis Houria Hassen, depuis Souad Mohamed, depuis Faïrouz même et Asmahane. On rapportera simplement ce témoignage de Majda Erroumi à propos de Ahwak ana, ou amout ana, simple taqtouqa, où Dhikra use, au vertige, de crescendo et de decrescendo: «Dans cette petite chanson dit Majda à travers ce court passage il y a quasiment le résumé intégral des chansons et des chants arabes tels qu’ils furent et tout à la fois tels qu’ils devront être toujours». Nous avons perdu, la musique tunisienne et la musique arabe ont perdu avec la disparition précoce de Dhikra Mohamed un trésor (encore hélas inépuisé) de création vocale et une source artistique féconde que l’on ne finira pas tôt de regretter.

Khaled TEBOURBI La Presse Publié le 29.11.2008

Source : http://www.jetsetmagazine.net/cultur...e.21.6832.html

Dhikra Mohamed Abdullah Al Dali (ذكرى محمد عبدالله الدالي), plus connue sous le nom de Dhikra (ذكرى), née le 16 septembre 1966 et décédée le 28 novembre 2003 au Caire, était une chanteuse tunisienne.

(En arabe, Dhikra signifie « mémoire »)

Une chanson problématique de la défunte Dhikra Mohamed (video) :

http://www.youtube.com/watch?v=D3IJw...eature=related


أغنية من «يجر ايقول» غناء الراحلة ذكرى محمد فيه تنديد بوجود الأساطيل الأمريكية في الخليج وتطالب برفع القيود عن الخليج محددة

بلدا بعينه

بعض المواقع تقول إنها دفعت حياتها ثمنا لهذه الأغنية المؤثرة والحزينة والثورية أيضا



Par laquelle elle dénonçait la présence des navires de guerre US dans le Golfe persique et la collusion de la famille royale saoudienne avec l'impérialisme américain. En raison de cette chanson, la défunte a été assassinée.
Une chanson émouvante, triste et révolutionnaire

Le 11/02/2002 :

Appel à la condamnation à mort de Dhikra Mohamed

Le juge Cheick Ibrahim Al Khodeïri a appelé à la condamnation à mort de la chanteuse tunisienne Dhikra Mohamed pour «apostasie». Elle avait déclaré dans une interview qu’elle avait connu des difficultés au début de sa carrière, comparant cette situation à celle du prophète Mohamed.
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