Le Maroc a appelé l’Algérie à ouvrir la frontière commune et à oeuvrer pour la normalisation des relations entre les deux pays.

jeudi 6 novembre 2008.

Le roi du Maroc a, en effet, appelé l’Algérie à revoir sa position à travers cette réflexion : « Quelles qu’elles soient, les différences de points de vue dans le conflit du Sahara ne sauraient justifier la poursuite de la fermeture des frontières. »

Le souverain chérifien a aussi demandé au président Bouteflika d’œuvrer pour la mise sur pied d’un Maghreb « fondé sur des bases saines et solides » et de renforcer « les relations de fraternité et de bon voisinage » entre les deux pays maghrébins.

Selon le roi du Maroc, le Maghreb est appelé à s’ériger en « un groupement agissant tant dans son espace régional que dans son environnement euro-méditerranéen et international, tout en respectant les composantes et les caractéristiques nationales des cinq pays qui le composent ».

Comment peut-on croire un instant que le Maroc aurait subitement changé de position, alors que les médias marocains, presse écrite et audiovisuelle, toutes tendances confondues, continuent à verser des insanités et des contrevérités sur l’Algérie ?

Les articles incendiaires contre l’Algérie, d’inspiration royale, sont périodiques et même la télévision privée 2M s’en donne à cœur joie à chaque occasion, c’est-à-dire au moment même où le Maroc souhaitait la réouverture de sa frontière terrestre avec l’Algérie et la normalisation des relations.

Comment peut-on alors demander la réouverture des frontières avec l’Algérie et en même temps tomber à bras raccourcis sur les dirigeants de ce même pays ?

Pour rappel, la frontière terrestre entre les deux pays a été fermée en 1994, à la suite d’un attentat d’islamistes commis à l’hôtel Atlas Asni à Marrakech, dans le sud du Maroc, dont Rabat avait attribué la responsabilité aux services secrets algériens.

Le Maroc avait alors décidé d’imposer des visas d’entrée aux ressortissants algériens, tandis que l’Algérie décidait de fermer la frontière entre les deux pays.

En 2005, le Maroc a annulé sa mesure, mais la frontière est toujours fermée, bien que les deux pays aient des relations diplomatiques.

Les autorités marocaines estiment aujourd’hui que « la fermeture de la frontière a été décidée par l’Algérie de manière unilatérale en 1994, dans un contexte international, régional et bilatéral aujourd’hui largement dépassé ».

Est-ce à dire que ce sont les Algériens qui sont demandeurs ?

Evidemment non !

N’est-ce pas les responsables marocains qui font de la réouverture des frontières un « abcès de fixation » ?

Il faut dire que nos voisins marocains qui cultivent, il faut leur reconnaître, l’art de l’esquive et de l’esbroufe, ne doivent pas ignorer que la normalisation des relations entre les deux pays passe inévitablement par l’aplanissement de tous les contentieux existant entre les deux pays.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant