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Discussion: Il y a 18 ans disparaissait Mohamed Boudiaf

  1. #1
    Membre F.A.M.
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    décembre 2009
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    Par défaut Il y a 18 ans disparaissait Mohamed Boudiaf

    L'espoir détourné

    Six mois après son installation à la tête du Haut comité de l'Etat, le président Mohamed Boudiaf est assassiné à Annaba par un des officiers chargé de sa sécurité. L'acte odieux, perpétré devant les caméras de la télévision nationale, plongea le pays tout entier dans la stupeur et la consternation.

    Dans l'incertitude aussi car, une fois passé l'état de choc, les Algériens ont compris qu'avec la mort de cet homme providentiel, c'est leur espoir d'en finir avec la désastreuse situation du pays qui s'envolait.

    Aujourd'hui, 18 ans après cet événement douloureux, le souvenir de Mohamed Boudiaf reste vivace chez de nombreux Algériens qui évoquent son nom non sans tarir d'éloges sur sa droiture, son franc-parler et sa sincérité. Sa bonté aussi qui valu à l'ancien révolutionnaire un nom de guerre fort évocateur, celui de Si Tayeb El Watani,

    «le bon patriote», qui refusa de tremper dans les complots fratricides, si nombreux durant la guerre de libération nationale et après le recouvrement de l'indépendance.

    L'enfant de Ouled Madi, qui participa avec des centaines de milliers de jeunes Algériens à la libération de l'Europe de l'emprise nazie, est horrifié par l'ampleur des massacres de Sétif, Kherrata et Guelma. Ces atrocités que l'Histoire qualifie déjà de génocide

    vont lui faire prendre conscience de son statut d'indigène. Il s'engagea alors dans le mouvement nationaliste, dans les rangs du PPA-MTLD dont il deviendra en l'espace de quelques années l'un des principaux animateurs. Convaincu de la justesse de la cause pour laquelle il milite, il participera à la création de l'Organisation spéciale (OS) et à la mise en place de ses cellules à travers plusieurs villes dont Constantine. Pourchassé par la police coloniale, il rejoint la France où il s'immergera dans la communauté émigrée.

    Jugeant les conditions propices pour une action révolutionnaire d'envergure, il retourne en Algérie en 1954 pour créer avec une poignée de chefs du MTLD le «Comité révolutionnaire d'unité et d'action» (CRUA). Quelques semaines plus tard, il participe à la fameuse réunion des 22 qui décida du déclenchement de la guerre de libération sous la bannière du FLN, le nouveau parti, dont Boudiaf détiendra la carte d'adhésion n° 1.

    Après le congrès de la Soummam dont il est l'un des plus importants animateurs, Boudiaf sera désigné membre du Conseil national de la Révolution Algérienne. Comptant parmi les personnes les plus recherchées par les services de sécurité français, il est arrêté en octobre 1956, suite au détournement, entre Rabat et Tunis, de l'avion civil marocain qui le menait au

    Caire, en compagnie de Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella.
    Emprisonné en France, à Aulnoy, pratiquement isolé des autres détenus, l'infatigable militant parviendra à faire délivrer ses instructions et ses directives aux structures dirigeantes de la Fédération de France.

    Incontournable, Boudiaf sera nommé ministre d'Etat puis vice-président du Gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA).

    Libéré en mars 1962 après la conclusion des accords d'Evian, il est l'un des principaux opposants à Ahmed Ben Bella. En désaccord avec le commandement de l'armée des frontières,

    il crée le parti de la révolution socialiste (PRS) en réaction à la constitution de la première assemblée nationale, totalement inféodée au bureau politique du FLN. Le 23 juin 1963, alors qu'il fête ses 44 ans, Mohamed Boudiaf est arrêté par la police politique. Il sera détenu plusieurs mois au sud du pays avant d'être libéré.

    Condamné à mort en 1964 par Ben Bella, il quitte l'Algérie et rejoint la France puis le Maroc.
    Au lendemain du 19 juin 1965, il écrit notamment : «ni la démagogie, ni les basses manœuvres n'ont pu empêcher la déconfiture d'un régime maintenu coûte que coûte, au mépris de toutes les aspirations et de tous les espoirs du peuple algérien.

    L'élimination de Ben Bella démontre en outre la justesse de nos positions. Mais le changement intervenu à Alger ne peut nous satisfaire.

    C'est tout le système qui était condamné et qui doit disparaître». Cette position sera réitérée dans la série de conférences sur l'Algérie qu'il animera en France notamment, et dans la revue El Jarida que son parti éditera jusqu'à sa dissolution en 1979, après la mort de Houari Boumediene.

    Au début des années 1980, rappelle son fils Nacer, l'ambassadeur d'Algérie à Paris lui avait proposé de rentrer au pays et de bénéficier des indemnités et des autres traitements qu'il aurait cumulés depuis l'Indépendance mais à la seule condition de s'abstenir de toute activité politique. L'homme qui a refusé les costumes Smalto et le faste des résidences d'Etat ne pouvait évidemment accepter l'indécente proposition.

    A. L

    Le Temps d'Algérie 29-06-2010
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
    Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet

  2. #2
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    Allah yerhamou wi iwassa3 a3lih
    merci jalal de nous rappeler cet évènement triste mais qui nous rappele qu'il y a encore des hommes comme Boudiaf Allah yerhmou qui veulent du bien pour ce pays meme au prix de leur vie
    connaitre les autres, c'est sagesse. Se connaitre soi-même c'est sagesse supérieur. Imposer sa supériorité aux autres, c'est force.se l'imposer à soi-même c'est force supérieur.

    LAO-Tseu

  3. #3
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    consternation, questions, incompréhensions... voila ce que ce me rappelle ce douloureux épisode ...
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  4. #4
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    Par défaut Bonsoir Miange, bonsoir Gré

    C'est vrai et triste ce moment où il a été assassiné par l'un de ses propres gardes, et, il n'est pas le seul à être éliminé, avant lui et après, et les crimes continuent à ce jour dans un semblant d'indifférence ou de complicités!!!
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
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  5. #5
    Membre F.A.M. Avatar de psychedelic
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    Citation Envoyé par Jalal Voir le message
    C'est vrai et triste ce moment où il a été assassiné par l'un de ses propres gardes, et, il n'est pas le seul à être éliminé, avant lui et après, et les crimes continuent à ce jour dans un semblant d'indifférence ou de complicités!!!
    officielement cher jalal

  6. #6
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    officielement cher jalal
    Bonsoir, comment vas-tu? Oui bien sur! Personne n'est dupe!
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
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  7. #7
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    el hamdoulilah merci
    la chose la plus frappante c'est lors de la première détonation la caméra a dévié de sa trajectoire, qui était boudiaf "allah yarhmou" de plus aucune autre camera n'était fixait vers lui... chose vraiment grave

  8. #8
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    el hamdoulilah merci
    la chose la plus frappante c'est lors de la première détonation la caméra a dévié de sa trajectoire, qui était boudiaf "allah yarhmou" de plus aucune autre camera n'était fixait vers lui... chose vraiment grave
    Oui des faits révoltants! La pouriture a atteint des proportions jamais égalées. Ce qui est étonnant : la réaction est presque nulle de la part des différents secteurs du pays!!!
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
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  9. #9
    Membre F.A.M.
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    Par défaut Quoi faire, sinon la révolution!

    Que reste-il à faire sinon la révolution avec les autres éléments opprimés de la plupart des pays arabes? Une internationale révolutionnaire arabe et musulmane?
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
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  10. #10
    Membre F.A.M. Avatar de psychedelic
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    sur quelques ouie-dire et bruits de couloirs cher jalal la plupart des hauts fonctionnaires de l'état furent .... disons le... soulagés de sa mort et ce dans tous secteurs confondus

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