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Discussion: Des imams refusent de se lever pour l'hymne national

  1. #11
    Membre F.A.M.
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    Citation Envoyé par cimode Voir le message
    Plus simplement, il est important de rapeller aux Musulmans universalistes qui ne voient de salut pour l'âme que noyer l'âme Algérienne dans un Oumma mythique, que la Oumma s'est avant tout construite lorsqu'elle n'etait pas en contradiction avec ses particularités régionales et culturelles. Non ce ne sont pas les Arabes qui ont conquis l'Espagne et porté le message de l'Islam vers de nouvelles apogées.

    Bref, j'en ai assez des gens qui nous répètent sans arrêt que se sentir Musulman est plus important que de se sentir Algérien. Je suis Algérien Musulman mais je me sens plus Algérien que Musulman. Si celà pose problème à certains, qu'ils apprennent respecter les différences de leur frères et soeurs.
    Salut Cimode! Mon plein respect à tes opinions qu'on ressent qu'elles viennent directement de ton bon coeur! Tout ce que tu viens d'écrire est, en grande partie, vrai; cela veut dire, je t'approuve. Je voudrais ajouter à tes
    propos ceci : il me semble qu'une vision internationaliste et humaniste, englobant tous les peuples du monde avec leurs spiritualités et leurs croyances plurielles notamment celles qu'on qualifie de divines serait une voie
    meilleure dans le but d'unir les peuples du monde contre leurs exploiteurs et leurs tyrans illégitimes!!!
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
    Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet

  2. #12
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    Par défaut Peut-êtr as-tu raison mais je pense que celà constitue un autre débat...

    Je pense que le sujet de la thread est à la base la place de l'Islam au sein de notre nation. Avant de penser à une internationale de façon optimiste, résolvons nos états d'âmes et d'identité internes.

    Amicalement
    Citation Envoyé par Jalal Voir le message
    Salut Cimode! Mon plein respect à tes opinions qu'on ressent qu'elles viennent directement de ton bon coeur! Tout ce que tu viens d'écrire est, en grande partie, vrai; cela veut dire, je t'approuve. Je voudrais ajouter à tes
    propos ceci : il me semble qu'une vision internationaliste et humaniste, englobant tous les peuples du monde avec leurs spiritualités et leurs croyances plurielles notamment celles qu'on qualifie de divines serait une voie
    meilleure dans le but d'unir les peuples du monde contre leurs exploiteurs et leurs tyrans illégitimes!!!

  3. #13
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    L'attitude ambiguë des grandes autorités religieuses ne date de toute façon pas d'hier. Je rappelle que l'association Oulema, à l'instar de Ferhat Abbas avait voté pour l'Assimilation en 1937 pendant que Messali Hadj revendiquait déjà l'indépendance et la liberté.

    ceci est une contre vérité pioche un peu dans l'histoire de l'Algérie pour démêler le vrai du faux .

    Quant à te sentir plus algerien que musulman et bien la réponse est dans le coran ( sourate el bakara)


    Plus simplement, il est important de rapeller aux Musulmans universalistes qui ne voient de salut pour l'âme que noyer l'âme Algérienne dans un Oumma mythique, que la Oumma s'est avant tout construite lorsqu'elle n'etait pas en contradiction avec ses particularités régionales et culturelles. Non ce ne sont pas les Arabes qui ont conquis l'Espagne et porté le message de l'Islam vers de nouvelles apogées.

    Qui parle de noyer l'ame Algérienne , si tu fais allusion à un certain imam alors tu fais fausse route et si c'est celui auquel je pense je te jure qu'il a démontré à plusieurs reprises que l'Algérie primait ( à ses yeux ) sur les autres pays arabes

    je suis musulman , algerien , kabyle et je vais pas ( ce n'est pas demain la veille ) renier tout cet héritage pour singer des saoudis ou des egyptiens qui singent eux memes les americains ( ila men rahima rebi)

    nous parlons d'imams qui ont refusé de se lever au drapeau et ils ont raison que tu le veuille ou non 'des dizaines de hadith leur donnent raison'

    pour rappel :

    en islam quand le texte est là ce que pensent un tel ou un tel n'a aucune valeur même si c'était le roi et ce n'est pas un ministre corrompu jusqu'à l'os ( votant au conseil des ministres des lois qui vont à l'encontre de tous les préceptes de l'islam à commencer par la loi autorisant une algérienne à épouser un non musulman c'est dans 20 ou 30 ans que le cauchemar commencera - libanisation de l'Algérie - sinon la loi sur le bénéfice ( je parle des alcools) je ne vais énumérer tout car tout un chacun connait la situation Algérienne )

    au fait comment se fait-il qu'en Algérie il existe des harragas et que la marionnette qui sert de président parle de justice sociale et que le ministre en question n'a jamais démenti (( kayene khalel ))

    on ne raisonne pas avec son coeur lors des conflits

    Cimode STP essaie de m'expliquer


    Nos ainés étaient des gens super intelligents ils parlaient de réciprocité en des termes bien algériens et succulents

    '' men andi ou men andek tentbaa ''

    alors si le drapeau et l’hymne et l’islam et l’amazighité entrent dans les composantes de la nation algérienne alors pourquoi respecter l’une et pas l’autre et le plus grave combattre les deux dernières


    en toute amitié salut
    Dernière modification par bel1000 ; 11/07/2010 à 23h56.

  4. #14
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    Par défaut Commentaires ci dessous...

    <<
    ceci est une contre vérité pioche un peu dans l'histoire de l'Algérie pour démêler le vrai du faux .
    >>
    Ceci n'est pas une contre vérité mais un *fait* historique. Les Oulemas ont voté pour l'Assimilation. Je t'encourage à te documenter sur l'histoire du mouvement d'indépendance dans les années 30.

    <<
    Quant à te sentir plus algerien que musulman et bien la réponse est dans le coran ( sourate el bakara)
    >>
    Je lis le Coran fréquemment et ne voit pas à quelle sourate tu te réfère.

    Peux tu citer et me dire en quoi tu pense que se sentir plus Algérien que musulman pose un problème. Je veux dire peux tu citer une sourate qui dirait qu'être musulman c'est rejeter sa différence.

    C'est facile de dire *c'est ce que dit le Coran* en interprétant ce qui est dit .

    <<
    Plus simplement, il est important de rapeller aux Musulmans universalistes qui ne voient de salut pour l'âme que noyer l'âme Algérienne dans un Oumma mythique, que la Oumma s'est avant tout construite lorsqu'elle n'etait pas en contradiction avec ses particularités régionales et culturelles. Non ce ne sont pas les Arabes qui ont conquis l'Espagne et porté le message de l'Islam vers de nouvelles apogées.

    Qui parle de noyer l'ame Algérienne , si tu fais allusion à un certain imam alors tu fais fausse route et si c'est celui auquel je pense je te jure qu'il a démontré à plusieurs reprises que l'Algérie primait ( à ses yeux ) sur les autres pays arabes
    >>
    Je ne connais pas cet imam mais ce que je peux dire c'est que je trouve suspect qu'il soit gêné pour quelque raison que ce soit par notre emblème national. Notre emblème est le prix du sang des martyrs.

    <<
    je suis musulman , algerien , kabyle et je vais pas ( ce n'est pas demain la veille ) renier tout cet héritage pour singer des saoudis ou des egyptiens qui singent eux memes les americains ( ila men rahima rebi)
    >>
    Ce n'est pas toi que je visais mais certains imams ignares.

    <<
    nous parlons d'imams qui ont refusé de se lever au drapeau et ils ont raison que tu le veuille ou non 'des dizaines de hadith leur donnent raison'
    >>
    Quels hadith ? Peux tu citer ces hadiths ? Je ne suis pas d'accord avec toi. Je me leverai pour le drapeau du sang des martyrs. Si celà pose des problèmes à quelques imam complexés, qu'ils aillent au Diable!

    <<
    pour rappel :

    en islam quand le texte est là ce que pensent un tel ou un tel n'a aucune valeur même si c'était le roi et ce n'est pas un ministre corrompu jusqu'à l'os ( votant au conseil des ministres des lois qui vont à l'encontre de tous les préceptes de l'islam à commencer par la loi autorisant une algérienne à épouser un non musulman c'est dans 20 ou 30 ans que le cauchemar commencera - libanisation de l'Algérie - sinon la loi sur le bénéfice ( je parle des alcools) je ne vais énumérer tout car tout un chacun connait la situation Algérienne )
    >>
    Tu veux dire en Histoire politique des civilisations musulmanes ? L'Islam est fait de préceptes du Coran, de la Sunna. L'Islam est à dissocier du contexte historique ou politique.

    <<
    au fait comment se fait-il qu'en Algérie il existe des harragas et que la marionnette qui sert de président parle de justice sociale et que le ministre en question n'a jamais démenti (( kayene khalel ))
    >>
    Ceci est un problème *politique* qui n'a rien avoir avec l'Islam.

    <<
    on ne raisonne pas avec son coeur lors des conflits
    >>
    C'est vrai mais le raisonnement commence par le discernement pas par la confusion des genres. Je rappelle d'ailleurs que le discernement est au coeur de notre religion.

    Amicalement

  5. #15
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    Cimode
    j'ai l'impression que tu survoles les posts donc tu ne fais pas attention à ce qui est ecrit je te conseille de relire les posts calmement j'ai répondu à des questions avant qu'elles ne soient posées

    la question des harragas je n'en parle par sur le plan politique mais sur le plan religieux puisque ce ministre semble si soucieux du bien etre des fils de l'algerie or jusqu'à preuve du contraire il n'a fait aucune remarque publique à ce gouvernement qui spolie les gens

    Quand j'ai dit la réponse est la sourate : la réponse est dans la sourate el bakara à toi de decouvrir le verset qui en parle

    l'histoire de l'algerie a été occultée depuis fort longtemps à commencer par le parcours de feu messali el hadj ( rahimahou ellah)

    pour l'histoire :
    dernierement sur les ondes de la chaine 3 dans une emission du jeudi apres midi une famille algerienne etait à l'honneur : tchekchek ( les bijoutiers) et la fille de monsieur en question dit qu'elle etait originaire de batna et que Abdelamid benbadis contacta son pere et le pria d'enseigner son art à des algeriens à constantine puis à setif (pour mettre un terme à la main mise des juifs d'alors sur le façonnage et le commerce des bijous alors je me pose une question :
    comment un homme peut il en meme temps combattre les occupants et proner l'assimilation pour ta gouverne celui qui etait pour l'assimilation etait ferhat abbas et les communistes d'alors ( d'ailleurs les communistes sont pour toutes les integrations meme au prix de leur dignité)
    aussi je crois que tes sources sont faussées

    une serie d'emission sur L'HISTOIRE DE L'INVASION DE L'ALGERIE ( pas l'histoire de l'Algerie mais simplement l'histoire de l'invasion) est passée sur ikra en 64 episodes je crois et le presentateur n'etant ni Algerien ni français n'a aucun motif à falsifier certains faits

    http://www.youtube.com/view_play_lis...E3AFD2E6B3376C
    serie en 160 videos


    Tollé général chez les historiens et les universitaires
    El Watan, 18 septembre 2009

    La création d’une école nationale d’écriture de l’histoire, comme préconisé par le président de la République à l’issue de l’audition du ministre des Moudjahidine, ne semble pas être du goût de certains historiens.


    L’histoire et son écriture ne devraient ainsi en rien être prises en charge par une quelconque institution, étatique de surcroît, mais sont du ressort de l’université, de la recherche scientifique et des historiens. « Il existe d’ores et déjà des organismes officiels, l’ONM ou autres, qui sont dotés de budgets colossaux, mais qui n’apportent rien dans le domaine et n’ont aucune visibilité », déplore l’historien Dahou Djerbal. Et d’ajouter : « L’histoire, aujourd’hui, est déjà sur-politisée. A quoi bon faire de cette recherche une affaire d’institutions, si ce n’est à réécrire l’histoire officielle. » Son confrère, l’historien Mohamed El Corso abonde dans le même sens, affirmant que « seuls des historiens avérés peuvent s’atteler à cette tâche, dans la liberté et l’indépendance la plus totale ». Ce dernier considère cette décision comme s’inscrivant « dans le prolongement des démarches des années 1980, lorsque les autorités avaient organisé de nombreux séminaires, colloques et rencontres, académiques et à base de contributions et de témoignages, pour une réécriture de l’histoire de l’Algérie ». Il suppose donc que le chef de l’Etat aspire à aller plus loin, afin de donner un caractère scientifique à cet acte. Pour El Corso donc, l’initiative pourrait être bénéfique, « d’autant plus que les témoins de cette période et les Moudjahidine disparaissent les uns après les autres ». Quelques réserves quand même. Cette école doit impérativement être sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et non du seul ministère des Moudjahidine. De même, ces recherches et études ne doivent être effectuées que dans une démarche méthodologique et scientifique, objective et pondérée.

    « L’écueil à éviter est celui d’en faire une école d’histoire officielle, ce qui ne servirait en rien la cause recherchée, à moyen et long termes. Nul besoin de faire de l’apologie pour l’apologie », commente El Corso. En sus, afin d’éviter toute « dérive », et afin de gagner en crédibilité et en efficience, il est indispensable « d’ouvrir les rangs de cette école à toutes les sensibilités et à des voix multiples ». « En somme, il faut s’inscrire dans une démarche bien plus critique, car l’histoire revêt avant tout un rôle rassembleur et identificateur. Il faudrait donc pouvoir changer cette poussée patriotique en mal de références », analyse-t-il. L’un des problèmes auxquels fait face la recherche en histoire, au sens de M. Djerbal, est que « l’université n’existe plus dans le champ de l’écriture de l’histoire. Et l’on en constate le résultat : l’histoire de l’Algérie est cantonnée à la guerre de Libération nationale. Des milliers d’années sont ainsi occultées, balayées », s’attriste l’historien. « Il faut donc renforcer la recherche scientifique universitaire et la doter de moyens adéquats à même de la densifier. Et surtout de cesser ces tentatives d’institutionnaliser l’écriture d’une histoire malmenée », conclut M. Djerbal.

    Par G. L.

    voila encore comment certains occultent l'histoire mais grace à Dieu il reste des hommes pour rétablir la vérité:

    RACHID ADJAOUD, OFFICIER DE L’ALN ET SECRÉTAIRE DU COLONEL AMIROUCHE :
    «Il voulait secouer ceux qui vivaient dans le confort de Ghardimaou et Nador»

    Le Soir d'Algérie, 9 mai 2010

    Dans votre édition du lundi 3 mai 2010, un large espace a été accordé à M. Benachenhou pour traiter des problèmes de Wilaya III et de son chef, le colonel Amirouche. M. Benachenhou m’a cité dans son écrit à deux reprises. Il a fait référence à des déclarations faites à un journaliste, M. Aït Ouakli Wahib, publié dans le quotidien L’Expression il y a déjà quelques années.
    Evidemment, M. Benachenhou a choisi les morceaux de ma déclaration qui lui conviennent le mieux pour étayer ses écrits pour ternir l’image de la Wilaya III. Il se porte même juge et partie pour faire endosser au colonel Amirouche de graves erreurs dans l’affaire de la «Bleuite». Je n’ai pas eu le privilège de connaître ce Monsieur dans les maquis de la Wilaya III, je ne l’ai jamais vu au cours d’une cérémonie au musée d’Ifri, ni à une quelconque cérémonie commémorant l’anniversaire de la mort de Si Amirouche et Si Haouès à djebel Thameur. Je n’ai pas encore compris, un demi-siècle après leur décès, ce que visent M. Benachenhou et ses amis ? Les héros de la Révolution n’ont pas besoin d’éloges, encore moins d’avocats pour les défendre, mais de lucidité et d’honnêteté de la part des vivants. Dans le fond, vous insinuez que dans l’affaire de la «Bleuite», les services français n’avaient eu aucun rôle. Ce serait une pure invention du colonel Amirouche pour se débarrasser de mille huit cent cadres de l’ALN comme l’ont dit avant vous des officiers coloniaux. Pourquoi accordez-vous plus d’importance aux déclarations du capitaine Leger et pas aux archives de la Wilaya III que chacun peut consulter ? Mais il paraît qu’elles ne sont plus disponibles. Qui voulez-vous convaincre que le combat d’Amirouche qui a fédéré les maquis se réduit à la «Bleuite» ? En fait, toute votre démarche vise cet objectif, pourquoi ? Des écrivains et journalistes d’outre-Méditerranée que nous n’avons jamais vus et qui ne nous ont jamais entendus pour écrire l’histoire de la guerre de Libération malgré toute notre disponibilité, continuent d’écrire «debout» et en sens unique, à leur seul avantage et celui de leurs proches. M. Benachenhou, le colonel Amirouche, en se rendant en Tunisie en ce mois de mars 1959 avec son frère Haouès, avait le cœur bien gros. Ce n’est certainement pas pour aller se reposer à «Carthage ou Hammamet» mais pour remuer ceux qui se prélassaient dans le confort à Ghardimaou et Nador. En partant, il a rassemblé ses cadres à Akfadou, il a donné ses conseils et consignes, il a laissé 12 000 hommes entre moudjahidine et moussebline et il nous quitte en pleurant. Le destin a voulu que son itinéraire s’arrêtât à Boussaâda avec Si Haouès, pourquoi donc vous défendez l’indéfendable sur son décès et sur son itinéraire ? Si Amirouche aurait-il survécu en arrivant à Tunis ? M. Benachenhou, pendant que les maquisards de l’intérieur affrontaient les opérations «Jumelles», «Pierres précieuses» et autre «Bleuite», l’armée française montait ses lignes électrifiées de barbelés et de mines, alors qu’une armada de l’ALN se reposait tranquillement derrière les frontières pour préparer «l’avenir». Ce n’est qu’une fois ces barrages achevés que quelques compagnies de djounoud sont envoyées et sacrifiées, car rares sont ceux qui arrivent en Algérie. La ligne «Morice» était pratiquement infranchissable. C’est dur, très dur de parler maintenant de cette partie de notre histoire, mais parlons-en sereinement entre nous comme des grands, sans haine ni passion d’où tout esprit régionaliste sera exclus. Ce débat alors ne profitera qu’à notre peuple. Jeune officier à l’époque du départ de Si Amirouche, j’ai ressenti toute la douleur de cette absence et l’affliction de son décès avec Si Haouès à Boussaâda, nos appels de détresse deviendront encore plus inaudibles après la disparition de ces deux chefs de la Révolution. Je me suis permis à l’époque de l’opération «Jumelles» d’adresser au GPRA une lettre par laquelle je retraçais le désarroi dans lequel se trouvaient les maquis de l’intérieur, cette lettre n’aura pas plus d’échos que nos nombreux appels de détresse précédents (voir livre de Mohamed Harbi Le FLN de 1954-1962pages 108 et 109). En 1962, il ne resta que 4 000 moudjahidine sur les 12 000 laissés par Si Amirouche avant son départ en Tunisie. Les différentes opérations ont consumé 8 000 hommes devant l’indifférence de ceux qui, en 1962, ont pris l’Algérie indépendante dans le sang. Et puisque beaucoup accordent plus d’intérêt à l’affaire de la «Bleuite», l’affaire «Oiseau bleu» montée par Krim Belkacem au début de la Révolution mérite qu’on s’y arrête pour la mémoire. Je voudrais conclure en disant qu’il y a un problème dans le cas de Amirouche : ceux qui l’ont côtoyé l’ont admiré, respecté et pleuré comme le peuple. Ceux qui ont fait le maquis au Maroc ou à Tunis et qui parlent de lui aujourd’hui sont submergés par la haine. Il doit y avoir deux Amirouche.
    R. A.

    MORT DU COLONEL AMIROUCHE
    Les contradictions remontent à la surface

    Le livre de Saïd Sadi Amirouche : une vie, deux morts, un testament force, pour pertinent qu’il soit dans l’interrogation qu’il assène à l’histoire, au déchaînement des réactions. Après Mourad Benachenhou, Ali Mebroukine, c’était au tour de Ali Kafi, colonel de la Wilaya II historique, d’attester d’une réaction-témoignage. Sa vérité et celle de Benachenhou, loin de se confondre, s’entrechoquent en se contredisant.
    Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir)- Ainsi en est-il des liaisons radio entre Tunis et la Wilaya III. Ali Kafi affirme ( El Watan du samedi 8 mai 2010) que Krim Belkacem ne pouvait pas avoir alerté le colonel Amirouche, qui devait partir à Tunis, sur l’impératif de changer d’itinéraire pour la simple raison que les contacts radio avec la Wilaya III passaient par lui. «Impossible. Il (Krim Belkacem, ndlr) n’avait aucun contact radio avec Amirouche. Les contacts radio avec la Wilaya III passaient par moi. Krim, maquisard depuis 1947 et connaissant parfaitement les techniques de l’ennemi, ne pouvait pas envoyer un message écrit, de peur qu’il ne tombe entre les mains des Français. Et comme on était pressés par le temps, il ne pouvait pas aussi transmettre le message par le biais d’une personne.» Dans son opinion livrée dans Le Quotidien d’Oran le 17 avril 2010, Mourad Benachenhou évoquait, lui, une tentative vaine de joindre le colonel Amirouche. «Quelques jours avant la bataille qui a coûté la vie au colonel Amirouche comme à Haouès, l'échange de messages entre différentes unités ennemies, messages interceptés et déchiffrés par les services d'écoute de l'ALN, faisait état de rumeurs, parmi les populations locales, du déplacement de Amirouche en compagnie de Haouès ; les bulletins de renseignements généraux de la gendarmerie nationale ennemie, diffusés en clair tous les jours à 17h, ont, à la même époque, mentionné ce déplacement», écrit-il, poursuivant : «Krim Belkacem, Boussouf, Bentobbal et Nacer ont été informés de cela ; en même temps, les services de transmissions de l'ALN ont tenté de contacter en vain Amirouche pour l'informer qu'il avait été repéré et qu'il devait changer d'itinéraire ; comme il avait de son propre chef décidé de ne plus recevoir de messages de Tunis, les Wilayas IV et II ont été contactées pour lui transmettre l'information ; mais elles aussi n'avaient pas le moyen d'informer à temps Amirouche.» Mourad Benachenhou, qui fut au moment des faits de l’autre côté des frontières, parle bien de tentatives de joindre le colonel de la Wilaya III et ce n’est qu’après l’échec de ces tentatives que les Wilayas IV et II avaient été sollicitées pour transmettre le message. À en croire Benachenhou, le contact avec la Wilaya III était, du moins d’un point de vue logistique et au plan opérationnel, possible. Que le colonel Amirouche ne daignait pas recevoir les messages en provenance de Tunis est une autre histoire. Ali Kafi, pour sa part, souligne que «les contacts radio avec la Wilaya III passaient par moi». Si, comme l’atteste Benachenhou, Krim, Boussouf, Bentobbal et Nacer avaient essayé de joindre le colonel Amirouche, Krim aurait bien pu, comme Saïd Sadi le rapporte dans son livre, joindre, dans une initiative propre, le PC de la Wilaya III et recommandé au récepteur du message d’alerter Amirouche sur la nécessité de changer d’itinéraire. Dans son livre, Saïd Sadi, rapportant des témoignages qui étaient au PC d’Amirouche dans l’Akfadou, affirme que le message de Krim Belkacem alertant Amirouche sur l’impératif de changer d’itinéraire pour se rendre à Tunis avait bel et bien été reçu et que le commandement de la Wilaya III avait chargé quelqu’un de rattraper le colonel déjà en chemin vers Tunis et de le lui transmettre. Le messager, rapporte Saïd Sadi, a été pris dans une embuscade et ne l’avait donc pas transmis.
    S. A. I.



    ALI KAFI, ANCIEN PRÉSIDENT ET COLONEL DE LA WILAYA II :
    «Je n’ai pas lu le livre mais voici ma version»

    Ali Kafi a réagi — sans même l’avoir lu — au contenu du livre écrit par Saïd Sadi. Le président du Haut Conseil d’Etat a profité d’une rencontre avec la presse pour s’en prendre aux colonels Amirouche et Boumediène et pour dresser un tableau noir de la gouvernance de Abdelaziz Bouteflika.
    Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Lors d’une rencontre avec des journalistes des quotidiens Liberté, El Watan, El Fedjr et El Khabar, organisée jeudi en son domicile, Ali Kafi a réagi au livre Amirouche : une vie, deux morts, un testament. Le président du HCE, qui avoue ne pas avoir lu l’ouvrage de Saïd Sadi, conteste à l’auteur le droit d’écrire sur la Révolution algérienne. «Saïd Sadi n’a pas le droit d’écrire sur l’Histoire. Il est psychiatre et non pas historien. De plus, n’étant pas un acteur de la Révolution, il est très loin du processus historique de notre Révolution. Il ne l’a pas vécue, donc il ne peut pas s’en imprégner (…) Au vu de la faillite qui a gagné son parti (le RCD), veut-il peut-être rebondir sur la scène en enfourchant le cheval de la grandiose Révolution qui a libéré le pays ? Si Amirouche était encore en vie, il aurait exécuté son propre fils ainsi que Saïd Sadi.» Si l’on s’en tient aux propos de Ali Kafi, aucun Algérien n’est disposé à écrire l’histoire de l’Algérie. «Nos historiens sont des lâches et des entremetteurs. Ils n’écrivent pas. Pourquoi on n’écrit pas notre histoire ? La France a-t-elle peur que l’histoire de l’Algérie soit écrite ? Y aurait-il des Algériens qui seront dérangés par l’écriture de l’histoire?», s’est-il interrogé. Revenant sur le contexte historique de l’époque, Kafi — alors colonel de la Wilaya II — a reconnu avoir été écarté des travaux du Congrès de la Soummam. «Nous étions une délégation officielle, Zighout, Ben Tobbal, Mezhoudi, Rouabhi, Benaouda et moi-même. (…) J’ai assisté à deux séances avant que Zighout ne me contacte et me confie la mission d’aller attendre un avion qui allait larguer des armes. Mais il n’y avait pas d’avion. Je n’ai pas été écarté et je ne prétends pas que j’ai participé au Congrès, mais je m’interroge sur la mission qu’on m’a confiée». Ne manquant pas de traiter Saïd Sadi «d’affabulateur », Ali Kafi confirme, néanmoins, les informations publiées par le président du RCD. Assénant ses vérités, Kafi s’en prendra de face aux colonels Boumediène et Amirouche. Du président de la République il dira : «Moi, Boumediène je l’ignore. Il est entré à la Révolution en 1956 grâce à une lettre de recommandation d’Ahmed Ben Bella. Il ne connaît pas les tenants et les aboutissants de la guerre de Libération (…) Celui qui a rendu l’Algérie malade c’est Boumediène, il nous a laissé un héritage désastreux qui nous gouverne actuellement (…) Il a ruiné le pays. Les deux seules bonnes décisions qu’il avait prises, ce sont la nationalisation des hydrocarbures et la révolution agraire». Pour ce qui est du colonel Amirouche, Ali Kafi tiendra des discours diamétralement opposés. Dans un premier temps, il prendra le ton de l’offense en évoquant le colonel de la Wilaya III historique : «On appelait Amirouche “Taxi Ami Salah”» rapporte- t-il en prenant soin d’évoquer dans le détail sa «fuite» face à l’ennemi. «On s’est retrouvés tous dans une maison à Michelet. Repérant Amirouche, isolé dans un coin tout empêtré dans sa kechabia, Abane l’avait sermonné devant tout le monde en le traitant de tous les noms d’oiseaux. Il lui cria à la figure : ‘’J’emmerde celui qui t’a nommé officier” (inal bouh lisemak dhabet)», raconte Kafi. Mais ce dernier semble finalement se reprendre : «Amirouche était plus qu’un grand frère pour moi. On avait d’excellentes relations, on se voyait régulièrement ». Et il qualifiera «d’impardonnable » la séquestration des corps de Amirouche et Si Haouès après la Révolution. «Cela ne fait pas très longtemps que je suis au courant de cette affaire. Mais je la considère comme un crime impardonnable contre les chouhada. » Au-delà de l’aspect historique, la sortie médiatique de Ali Kafi se caractérise aussi par des critiques à l’égard de la gouvernance de Abdelaziz Bouteflika. Un constat d’échec sans appel. «L’Algérie vit une faillite totale et elle se dirige vers l’inconnu. Nous avons consacré toute notre vie pour le militantisme depuis le mouvement national, avec de grands espoirs, actuellement tout sombre subitement dans l’obscurité.»
    T. H.
    Dernière modification par bel1000 ; 12/07/2010 à 01h44.

  6. #16
    Membre F.A.M.
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    A Cimode et Bel1000 : Franchement, je n'ai pas compris dans les détails, à vous deux, ce qui vous contredit ou vous sépare; Chacun de vous exprime une part de vérité, ou mieux : les mêmes idées, mais dans une certaine confusion. De toutes façons, je ne suis pas plus savant que vous les deux. Toutefois, j'essaye de dialoguer et de donner mon modeste point de vue.
    Je pense que le conception musulmane moule toutes nos pensées et nos cœurs. Cela veut que nous nous exprimons avec nos sentiments et nos cœurs et non pas selon l'Histoire, les faits authentiques et la Raison et surtout selon les motivations profondes des diverses couches et classes sociales de notre pays. Je crois que l'islam a été utilisé par chacune de ces classes sociales dans son style propre et selon sa compréhension déterminée de l'islam. Je pense que l'islam est un dans ses principes fondamentaux mais il continue à être interprété différemment selon les individus et les classes; il va de même de la politique qui est utilisée selon les intérêts (matériels et spirituels propres) de chaque groupe ou classe sociale. Cela veut dire aussi que nous ne serons pas toujours d'accord sur la conception que chacun de nous donne à l'islam, à l'État, et, à la politique.
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
    Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet

  7. #17
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
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    ya jalal
    l'islam ne peut etre interprété selon les humeurs et les interets
    la meilleure interpretation du coran est le coran par lui meme puis par les hadiths puis par les compagnons puis par les Qualifes puis par les oulemas des deux premiers siecles donc nul ne peut interpreter selon son bon vouloir ou ses interets ( cela engendrera forcement des contradictions et l'islam est d'une coherence quasi mathematique)
    ce que j'ai dit ce n'est pas les propos d'un corrompu de ministre ou d'une presse leche bottes qui font foi mais les textes or les imams conspués sont dans le vrai et que ce n'est pas une raison d'en faire tout un plat y'a plus grave ( à supposer que cela soit une faute or ce n'est pas le cas)

    amicalement

  8. #18
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    Par défaut De la même façon que le Jihad commence par soi même...

    je pense que la Oumma se construit d'abord à l'échelle des communautés et nations puis ces nations constituent ensuite, avec d'autres nations, un ensemble cohérent vivant selon les nobles principes du Coran.

    Je pense qu'avoir une démarche inverse, c'est à dire, *décréter une Oumma* constituée de principes dogmatiques et déconnectés de nos cultures fait justement le jeu des exploiteurs et tyrans qui se servent de cet argument pour justifier que l'on doivent se plier à une règle commune et abstraite mais qui en fait se servent de notre religion pour manipuler leur populations.

    Bref, construisons un Islam Algérien, fier et juste, puis nous pourrons rassembler cet Oumma locale avec celle des autres...

    Citation Envoyé par Jalal Voir le message
    SJe voudrais ajouter à tes
    propos ceci : il me semble qu'une vision internationaliste et humaniste, englobant tous les peuples du monde avec leurs spiritualités et leurs croyances plurielles notamment celles qu'on qualifie de divines serait une voie
    meilleure dans le but d'unir les peuples du monde contre leurs exploiteurs et leurs tyrans illégitimes!!!

  9. #19
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    Citation Envoyé par bel1000 Voir le message
    Quand j'ai dit la réponse est la sourate : la réponse est dans la sourate el bakara à toi de decouvrir le verset qui en parle
    Non vraiment désolé je ne vois pas de laquelle tu parles pour justifier ce que tu viens de dire. Au vu de ta déclaration de certitude, je pensais que tu pensais à un verset précis.

  10. #20
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
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    Citation Envoyé par cimode Voir le message
    Non vraiment désolé je ne vois pas de laquelle tu parles pour justifier ce que tu viens de dire. Au vu de ta déclaration de certitude, je pensais que tu pensais à un verset précis.
    sah je pense à un verset precis et meme plusieurs mais à toi de decouvrir

    j'ai cru comprendre ' a travers tes ecrits ' que tu pouvais rendre la justice et que tu maitrisais ce sujet precisement alors prouve moi que tu es capable de le faire

    tu peux me contredire sur un sujet politique ou sportif ou autre et tu peux avoir raison mais sur un sujet ayant trait à la religion je verifie avant d'en parler et jusqu'à preuve du contraire les imams ont raisons n'en deplaise à certains

    cheikh mohamed el ghazali ( rahimaho ellah) a dit dans un de ses bouquins (( la sounna bidoune fik_h) donc je ne suis pas de ceux qui suivent aveuglement sans se poser de questions et pour finir je citerai Omar ( ra) (( assabete imra ou ekhta_a Omar )) or c'etait le kalife de l'époque machi un bourourou de ministre

    amicalement

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