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Discussion: Comment va l'Algérie ?

  1. #1
    Admin Forum Avatar de Toufik
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    janvier 2005
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    Arrow Comment va l'Algérie ?

    Malgré les centaines de milliards de dollars injectés dans l’économie grâce à la rente des hydrocarbures, le moral des Algériens est maussade. Emplois, croissance, investissements... Les chiffres sont bons mais la grogne sociale perdure. Le « patriotisme économique » décrété il y a un an peut-il redonner confiance à la population ?

    Il y a un an, le 18 juillet 2009, entrait en vigueur la loi de finances complémentaire (LFC), dont les mesures ont profondément bouleversé la donne économique de l’Algérie. Après dix ans d’ouverture tous azimuts, de privatisations à tour de bras, de réformes structurelles et de politique libérale, le président Abdelaziz Bouteflika, réélu trois mois auparavant pour un troisième mandat, décidait de revoir profondément sa copie : réglementation contraignante des investissements étrangers, mesures pour réguler les importations, limitation du crédit bancaire… « Il ne s’agit pas d’un changement de stratégie économique, mais d’un réaménagement tactique », nuance un membre du gouvernement du Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Quoi qu’il en soit, stratégie ou tactique, le terme importe peu aux yeux de l’opinion.Contrairement aux partenaires et aux investisseurs étrangers, qui ont peu apprécié ce changement de cap, les Algériens sont moins gênés par la versatilité de la législation économique qu’obnubilés par l’amélioration de leurs conditions de vie. On peut les comprendre. Et la question de fond est finalement la suivante : comment vont les Algériens en 2010 ?

    Miloud Brahimi, ténor du barreau, infatigable militant des droits de l’homme, estime que ses compatriotes vont « incontestablement mieux, mais pas pour autant bien ».L’injection massive de capitaux publics dans la réalisation d’infrastructures de base, le lancement de projets faramineux en matière d’habitat, de santé ou d’éducation ont certes contribué à améliorer la situation en matière de développement humain. Mais « la demande est si forte, les retards accumulés sont si importants, que l’amélioration demeure peu perceptible par les citoyens », poursuit Me Miloud Brahimi. Pour Hafida Brakni, architecte à Mostaganem (nord du pays), « l’habitat précaire représentait au début de la décennie près de 10 % du parc national de logements. La construction de plus de 2 millions de logements, couplée à la destruction de 150 000 d’entre eux dans les bidonvilles, a ramené ce taux à 5 %. Une performance considérable mais trop peu visible, car des bidonvilles enlaidissent encore nos agglomérations ».



    Candidats à l’émigration

    Durant la même période, le taux de chômage a été réduit aux deux tiers. Les salaires de la fonction publique ont été augmentés de 50 % en moyenne, avec une inflation contenue sous la barre des 5 %. Le parc automobile a été considérablement rajeuni, avec l’introduction de plus de 2 millions de véhicules. Partout ailleurs, des performances économiques similaires apaiseraient durablement le front social. Pas en Algérie.La moindre distribution de logements neufs tourne à l’émeute. Les annonces d’augmentation des salaires sont accueillies par des grèves. La population universitaire a beau être estimée à 1,5 million d’étudiants, et le nombre de jeunes scolarisés évalué à plus de 10 millions, la rue n’évoque que les harraga (les « brûleurs »), ces candidats à l’émigration vers l’Europe qui risquent leur vie à bord d’embarcations de fortune.

    Slameur de génie, Lotfi Double Kanon explique que « le harrag ne fuit pas son pays, mais ses dirigeants ». Quitter l’Algérie à tout prix ne signifie pas que l’on ne l’aime pas. La fièvre nationaliste qui s’est emparée du pays après la qualification, en novembre 2009, de l’équipe nationale pour la Coupe du monde de football en est la plus belle des illustrations. Alors pourquoi tant de haine ?« Le régime tire sa légitimité non pas des urnes, explique Ahmed Ancer, journaliste à El Watan, mais d’une guerre de libération vécue par une minorité de la population. » Plus de 80 % des 35,6 millions d’Algériens sont nés après le 5 juillet 1962, date de l’indépendance, alors que l’écrasante majorité des dirigeants est issue de cette « génération FLN » qui a combattu la puissance coloniale. C’est à l’aune de ce décalage, voire de cette incompréhension, que la question de l’après-Bouteflika prend tout son sens. Après avoir monopolisé le pouvoir pendant cinquante ans, cette génération est-elle en mesure de préparer la transmission du pouvoir ? « La méfiance à l’égard des gouvernants n’est pas exclusivement d’ordre générationnel, estime Ahmed Ancer. Elle est aussi alimentée par le fonctionnement du pouvoir, où le népotisme sévit au détriment de la méritocratie. Conséquence : le système se régénère et la rente se perpétue. »Tous pourris ? Assurément non. Mais quand la compétence n’est pas le principal critère dans le choix des hommes et de leurs promotions, la performance est plus aléatoire. Exemple : si les annonces de hausse des salaires déclenchent débrayages et sit-in, c’est que les écarts de revenus et les passe-droits parasitent le débat social, exacerbent les frustrations et radicalisent les revendications.

    Nabil, cadre dans une banque publique, nous l’explique à sa façon : « Je gagne 35 000 dinars [environ 370 euros] par mois. Pour les mêmes responsabilités, un cadre d’une banque privée gagne 140 000 dinars, soit quatre fois plus. Quand on gère des portefeuilles client sur lesquels les crédits se négocient en milliards de dinars, il est très difficile de résister à l’appel des sirènes de la tchipa [pot-de-vin, NDLR]. » Mais tel un poison à effet progressif, la corruption a sapé le moral des Algériens pour les entraîner dans une sorte de défaitisme collectif. Et ce quelle que soit la volonté du pouvoir de remettre un peu d’ordre dans la maison.

    Multiplication des scandales

    Le nombre d’élus et de hauts fonctionnaires sous les verrous (estimé à plus de 2 000), la multiplication de scandales financiers – comme celui de Sonatrach en janvier –, ou encore la tenue de procès retentissants comme celui de l’affaire Khalifa, en février 2007 – au cours duquel plusieurs ministres ont été entendus –, ne suffisent pas à rassurer l’opinion. Pis, cette succession de révélations alimente la grogne, voire la colère.

    Malgré tous les efforts en matière de transparence dans l’utilisation de l’argent du pétrole (près de 500 milliards de dollars – 400 milliards d’euros – auront été investis entre 2004 et 2014), les 10 milliards de dollars de transferts sociaux annuels (subventions des produits de première nécessité et soutiens aux catégories les plus fragiles de la population) et le recul incontestable de l’extrême pauvreté, les Algériens demeurent sceptiques. Et les jeunes, diplômés ou non, continuent à rêver de l’Australie ou du Canada.

    Par Alain Faujas et Cherif Ouazani, envoyés spéciaux, Jeune Afrique

  2. #2
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
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    que les auteurs de l'article viennent passer le ramadhan avec un salaire d'un smicard et apres on verra

    a quoi bon nous affamés l'année quand le bénéfice passe au foot et au chtih ou rdih c'est comme quelqu'un qui se prive toute une année puis quand arrive le mouloud : taa taa>> rah ras el mal

  3. #3
    Membre F.A.M. Avatar de au_gré_du_vent
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    janvier 2010
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    le ramadhan est de plus en plus dur pas seulement pour les smicards mais aussi pour la classe moyenne...
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  4. #4
    Lalmani Avatar de Rayan 31
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    dommage que baucoup d'algerien croient encore a notre gouvernement nos jeunes prefairent risquer leure vie fi boti que vivre en algerie pour fuire la misere et ils nous parlent a la tv de development
    Tout ce que tu sais, ne le dis pas,
    Tout ce que tu lis, ne l'adopte pas,
    Tout ce que tu entends, ne le crois pas,
    Tout ce que tu peux ne le fais pas

  5. #5
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    Bonsoir

    Nous les algériens ( je dis "nous" étant donné que j'en fait partie)

    on croit en tout ce qui nous passe par la tete
    on se reveille sachant que c'est foutu d'avance ... mais en attendant le cerveau ; cette machine à faire reflechir et à rever continue son boulot
    alors ça va chercher dans le plus profond de sa conscience en essayant de trouver quelque chose à se mettre dans la case " Reve-Espoir" il finit par trouver finalement ....
    je veux un boulot , un meilleur salaire,une vie meilleure et qui sait le grand Amour ...et tutti quanti .
    mais comment réaliser tout cela ? j'ai fait de hautes études , j'ai des capacités ,de l'experience ( faut le dire meme si t'en a pas) , et je suis jeune ! et je suis toujours en mode "Pause"!!
    alors à ce moment la machine passe à la vitesse supérieur et passe au stade "je suis pret à tout"

    j'accepte les pots de vins, je vais voler les biens publics, et pourquoi pas à mes moments perdus etre trafiquant ... ( la liste est longue)


    l'espoir fait vivre sinon y a longtemps que l'Algérie aurait connue le plus grand suicide collectif....

  6. #6
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
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    pourquoi parler de suicide
    nous faisons un constat et nous leur faisons savoir que nous ne sommes pas dupes mais comme on dit chez nous ' hna imoute kaci ' on va pas leur laisser la place libre ce serait trop facile d'une part et secundo l'Algérie nous appartient à tous si nous nous vivons dans la misere eux vivent dans la peur naale bo drahem ki n'apportent pas le bonheur mais les soucis et la peur chkoune fihoum a le courage d'aller au stade ou faire son marché sans gardes corps : personne
    donc à bien y refléchir : ils ont l'argent et le pouvoir moi j'ai la liberté et la conscience tranquille : a vous de choisir

    PS: un truc super con c'est les stats sur l'esperance de vie dans un hadith le prophete dit '' que ma ouma vit entre 60 et 70 ans et un peu plus ou un peu moins '' et puis à quand remontent les stats un peu moins de 50 ans et aux states sinon ici pas de stats ce n'est que du vent la preuve des cartes d'electeurs à des morts ( et ne me dites pas que c'est voulu) pourtant chaque mort est enregistre sur les papiers de l'apc et encore une preuve ils estiment la population d'Alger à 4 millions ( estimation donc rien de concret)
    Dernière modification par bel1000 ; 27/07/2010 à 23h36.

  7. #7
    Membre F.A.M.
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    salam

    il y quelques jours à Sidi Salem commune d’El Bouni distante de 5km du chef lieu de wilaya de Annaba a été la première concernée par une importante manifestation animée par des dizaines de jeunes chômeurs.qu’une dizaine d’entre eux monte sur la terrasse de l’édifice et tente le suicide

    Un groupe de jeunes chômeurs a prit d’assaut, hier, vers midi, le bâtiment de la Direction régional de l’Emploi, sise au centre-ville de Ouargla, et menacé d’un suicide collectif devant les yeux médusés des citoyens...


    je sais qu'il s'agit de sujet grave , mais crois et j'en suis profondement convaincu que ces sujets là ne doivent pas etre tû ...ce serait alors etre complice ...

  8. #8
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
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    Qui parle de taire des sujets pareils ainsi que d'autres sujets mais le suicide n'est pas une solution et si quelqu'un persiste à dire que le suicide est une solution alors une autre forme de suicide est de prendre les armes et d'aller leur foutre la peur et la raison (mort pour mort autant que cela serve)
    je n'aime pas les solutions radicales, je suis même pacifiste ' je suis comme un chat j'évite au max mais quand le vital est mis en cause alors la contre attaque '

    A Annaba certains tirent les ficelles en coulisse sinon comment se fait-il que le drapeau français était dans les manifs

  9. #9
    Membre F.A.M. Avatar de au_gré_du_vent
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    risquer sa vie fi boti (dixit Rayan) c'est un peu accepter l'idée du suicide...
    Penser à la mort comme une solution chez nos concitoyens est de plus en plus courant et c'est un signe de détresse et de désespoir à prendre très au sérieux...
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  10. #10
    Membre F.A.M. Avatar de kheddaoui
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    Ce qui est passé a fui; ce que tu espères est absent; mais le présent est à toi.




    Trois choses donnent la mesure de l'homme: la richesse, le pouvoir, l'adversité.




    Lorsque tu vins au monde, tout le monde était content et tu pleurais. - Vis de telle sorte que lorsque tu mourras, tous pleureront et tu seras heureux.



    L'indigestion du riche est la vengeance de la faim du pauvre.



    Il y a deux sortes de gens: ceux qui peuvent être heureux et ne le sont pas, et ceux qui cherchent le bonheur sans le trouver.



    .................................................. .................................................
    ESSALFA......ERRACHOUA....ENNIFAKE
    LE GAIN FACILE PAR N'IMPORTE QUEL MOYEN
    ILS ONT OUBLIE DIEU TOUT PUISSANT IL LES A OUBLIES
    << TOUS LES GENS AIMENT LE PARADIS MAIS ILS ONT PEUR DE MOURIR>>
    .................................................. ................ DES VERSETS DU CORAN

    Sourate 2 : La vache (Al-Baqarah)



    بسم الله الرحمن الرحيم


    10. Il y a dans leurs coeurs une maladie (de doute et d'hypocrisie), et Dieu laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, pour avoir menti.
    11. Et quand on leur dit : "Ne semez pas la corruption sur la terre", ils disent : "Au contraire nous ne sommes que des réformateurs !"
    12. Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s'en rendent pas compte.
    13. Et quand on leur dit : "Croyez comme les gens ont cru", ils disent : "Croirons-nous comme ont cru les faibles d'esprit ?" Certes, ce sont eux les véritables faibles d'esprit, mais ils ne le savent pas.
    14. Quand ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent : "Nous croyons"; mais quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent : "Nous sommes avec vous; en effet, nous ne faisions que nous moquer (d'eux)".
    15. C'est Dieu qui Se moque d'eux et les endurcira dans leur révolte et prolongera sans fin leur égarement.



    .................................................. .................................................. ...

    La course malhonnete pour le profit,la corruption,le gain facile...qu'attendez-vous d'une fille ou d'un grçon élevés et éduqués par des parents qui vivent et qui les font vivre d'une sale source et de moyens malhonnetes.....
    Ce que nous voyons dans les rues n'est que le résultat engendré par ce monde ou la dignité ,el hechma et elhourma n'ont plus de place......Un monde ou le modeste salarié ou tout celui qui sue et endure pour son quotidien souffre moralement de vivre dans ce contexte ou la richesse acquise au détriment de l'honneur et de la loi,l'écrase.
    Un monde ou le modeste ALGERIEN ne se soucie pas du véhicule 4x4 ou des lieux de ses vacances....mais des frais de la scolarité de ses enfants,de ses moyens au prochain Ramadhan ou tout simplement du prochain repas.....Un monde de contraste et de différence ou l'indifférence est palpable.


    ASSIL






    Tel un oiseau qui doit se reveiller chaque matin et espérer trouver de quoi nourir ses petits,une vie qui se mène par un combat quotidien...Une chaise qui n'a de chaise que le nom,une table pliante qui sert comme support à un étau des premières générations...à l'attente des passants,à l'attente d'un hasard,d'un espoir pour quelques Dinars...et entre l'un et l'autre....toujours l'attente qui le sert tel cet étau ...les memes gestes , les memes paroles,....le meme combat pour survivre au milieu de l'insouciance et de l'affolement des autres.
    Le passage des belles voitures,les articles de luxe des magasins d'en face ne le séduisent plus.L'animation de la station Radio à ses cotés ne le préoccupe jamais ni le brouhaha du cafe du Jnane ,sauf parfois pour remplir sa gourde d'eau pour altérer sa soif,la soif d'attendre.Les écoliers qui se sont habitués à sa présence,ne le remarquent plus il fait partie du décors..Seuls ceux qui ont besoin de lui et qui ignorent la dernière technologie de plastification le sollicitent.
    Un homme comme tant d'autres dans ma ville qui vivent anonymement ,humblement,et dont la vie reste un combat continuel
    dont les éxigences s'accentuent de jour en jour.
    ....La retraite,la sécurité sociale,les congés payés ne font pas partie du langage de ces hommes....Ils vivent durement............mais dignement.


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