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Discussion: 1930 Cent ans de capitalisme en Algérie

  1. #1
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    Thumbs up 1930 Cent ans de capitalisme en Algérie

    Articles de Robert Louzon parus en feuilleton dans La Révolution prolétarienne du n°99 (mars 1930) au n°104 (mai 1930)

    LA LEGENDE DU COUP DE L’EVENTAIL

    En 1794, la France était attaquée de tous côtés. Non seulement son territoire était envahi sur plusieurs points, mais son peuple et son armée risquaient d’être affamés. Ne produisant pas assez pour subvenir à ses besoins, elle ne trouvait nulle part où acheter le complément de grains qui lui était nécessaire. Nulle part… sauf en Algérie, dont le dey offrit à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé.

    Deux ans plus tard, le Directoire a succédé à la Convention, mais la guerre n’en continue pas moins, et l’Angleterre continue à poursuivre son plan d’affamer les armées de la République ; en outre… le Trésor est vide, ou presque. Le dey d’Alger offre alors au gouvernement français de lui prêter un million, sans intérêts, pour les achats de blé que celui-ci aurait à effectuer en Algérie. Le gouvernement français accepte, et les achats sont effectués notamment par l’intermédiaire de la maison Bacri et Busnach, gros commerçants juifs, auxquels d’ailleurs la plus grosse partie du blé qu’ils livrent à la France est fournie par le dey lui-même.

    Les achats de blé ainsi effectués dépassent de beaucoup le million prêté ; la France ne les paie pourtant point. Qu’importe !

    La France est riche et est personne d’honneur. Quand la paix sera revenue, elle réglera ses dettes. Le dey continue donc de fournir du blé à Bacri, et Bacri de livrer à la France.

    1815 : la paix est revenue, c’est le moment de se faire payer. Bacri et le dey réclament leur dû.

    Mais chacun sait que la bourgeoisie française n’aime guère payer ses dettes de guerre. Elle estime qu’est suffisant l’honneur qu’elle a fait à ses créanciers en leur permettant de la sortir de l’embarras. Ils ont eu l’insigne honneur de l’aider à vaincre, que veulent-ils de plus ?

    Malgré la paix et l’« ordre » revenus, le gouvernement de la Restauration fit donc autant de difficultés que ses prédécesseurs pour payer ceux qui avaient fourni de quoi faire le pain du troupier français. On objectera que certaines cargaisons avaient été de mauvaise qualité. C’était bien possible, même très probable ;

    il n’y a pas de raison pour que Bacri et Busnach aient fait exception dans l’honorable corporation des fournisseurs de guerre. En conséquence, le Commission française, réunie en 1819, fit subir de sérieuses réductions aux factures de Bacri, en suite desquelles ce qui reste dû est fixé définitivement, d’accord avec Bacri et le dey, à une somme globale de 7 millions. Il n’y a donc plus qu’à payer. Eh bien on ne paie pas. L’accord de 1819 stipulait que, sur les 7 millions, seraient retenues les sommes qui pourraient être dues par Bacri à ses créanciers. En conséquence, le Trésor français verse bien l’argent, mais il le verse à Paris, à la Caisses des dépôts et Consignations ; aussitôt une nuée d’oppositions, de la part de créanciers de Bacri, vrais ou prétendus, se produit, et, en 1827, soit huit ans après que l’accord réglant définitivement le montant des sommes dues a été conclu, les tribunaux français n’avaient pas encore statué sur la validité de ces oppositions ! En 1827, donc, le dey n’était pas encore remboursé du million qu’il avait prêté à la France, sans intérêts, trente et un ans auparavant ! Bien plus, du fait des dettes que Bacri avait eu soin de faire en France, le dey risquait fort de ne jamais toucher un sou. Ainsi, sous couleur de satisfaire ses réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation » ( Esquer, La Prise d’Alger, p. 49)

    Le dey d’Alger était ainsi magnifiquement récompensé de l’ardeur qu’il avait mise à faciliter le ravitaillement de la France affamée par l’Angleterre.

    En cette année 1827, le dey d’Alger découvrit un fait bien plus grave encore, où la perfidie du gouvernement de la restauration dépassait vraiment toutes les bornes.

    A l’extrémité est de la Régence, à 500 kilomètres environ d’Alger, sur un point du littoral appelé Calle, la France avait la concession d’un entrepôt commercial. Le gouvernement français, par la voix de son représentant à Alger, Deval, avait promis au dey que l’entrepôt ne serait pas fortifié ( Esquer, La Prise d’Alger, p. 53.) ; c’était un emplacement pour faire du commerce, mais rien de plus ; ce ne devait point être transformé en une place forte. Or, la France avait fortifié la Calle, et le dey venait de l’apprendre.

    Supposez que la France se soit conduite avec les Etats-Unis, pour le règlement de ses dettes de guerre, comme elle s’est conduite avec le dey d’Alger, ne croyez-vous pas que, bien avant que trente ans ne soient passés, la flotte américaine ne se serait pas, pour le moins, emparée de la Guadeloupe et de la Martinique, et ne serait même venue faire un petit tour à Brest ? Ou bien, supposez que la représentation commerciale des Soviets à Paris convertisse ses bureaux en forteresse, la France serait-elle longue à renvoyer l’ambassadeur soviétique chez lui, et à réoccuper par la force les locaux de la Représentation commerciale ?

    Le dey d’Alger, lui, se contenta de demander des explications. Il les demanda par écrit au gouvernement français, et comme celui-ci ne répondait pas, il les demanda verbalement au consul de France. Que vouliez-vous que celui-ci réponde ? Pour l’affaire de la Calle en particulier, il savait fort bien que c’était lui-même, Deval, qui s’était engagé à ce que le territoire ne fût pas fortifié, et il savait aussi que, malgré cela, on l’avait fortifié. Dans ces conditions, quand on n’a pas d’explications valables à fournir, il n’est qu’une ressource : c’est le prendre de haut. C’est ce que fit Deval. Alors, furieux, le dey s’emporta, injuria, et finalement donna au « représentant de la France » un coup de son chasse-mouche.

    On tenait le prétexte !

    Le gouvernement français, convaincu de mauvaise foi, allait châtier le dey coupable d’avoir « injurié la France ». Car l’« honneur de la France » ne consistait pas à payer ses dettes le plus vite possible, l’« honneur de la France » ne consistait pas à respecter la parole donnée ; l’« honneur de la France » consistait à frapper celui qui lui reprochait ses actes déshonorants. « Je m’appelle lion » ; ma raison est la meilleure… parce que je suis le plus fort. Et je suis le plus fort, non seulement par les armes, mais par toute l’organisation de mensonges que, sous les noms divers d’enseignement, de littérature, de « culture », etc., j’ai créée pour me servir. En conséquence, du mensonge je ferais la vérité. Toute une armée d’« intellectuels » proclamera par le monde, comme la vérité, comme une Vérité évidente et universellement admise, que j’ai été outragé sans raison, et que mon bon droit à m’emparer d’Alger est incontestable. Il n’y a pas un Français, pas un élève de l’école primaire qui ne sache pas que le « coup de l’éventail » du dey Hussein est à l’origine de la conquête de l’Algérie ; combien y en a-t-il à qui vous avez appris, messieurs les Professeurs, l’histoire des fortifications de la Calle ? Il n’est pas un manuel d’histoire élémentaire qui ne contienne quelques illustrations du dey frappant le « représentant de la France », mais ce n’est que dans quelques rares livres, tirés à un petit nombre d’exemplaires, et enfouis dans les bibliothèques, qu’on peut trouver des renseignements sur les raisons pour lesquelles le dey était, ce jour-là, si fort en colère. Voilà l’« histoire » bourgeoise. L’emportement du dey est monté en épingle, mais les raisons de son emportement sont soigneusement cachées, car sinon, le lecteur pourrait s’apercevoir que si jamais « coup d’éventail » fut justifié, ce fut bien celui que reçut à Alger, le 30 avril 1827, le consul de France.

    (La conquête de l’Algérie a fournit un autre exemple remarquable du point vraiment incroyable jusqu’où le gouvernement bourgeois pousse la perfidie.. En 1837, un traité, le traité de la Tafna, intervint entre Louis-Philippe et Abd el Kader. Par ce traité l’Algérie se trouvait partagée entre Abd el Kader et la France. En ce qui concerne le département d’Alger, le traité définissait ainsi le territoire qui revenait à la France :

    « Alger, le Sahel, la plaine de la Mitidja bornée à l’ouest jusqu’à Kaddara… » ; c’était clair : la plaine de la Mitidja bornée à l’Est jusqu’à l’oued Kaddara. Eh bien ! la France prétendit que son territoire s’étendait au-delà de l’oued Kaddara !

    Et voilà pour cela ce qu’on imagina. Le texte arabe, le seul signé d’Abd el Kader, portait après « oued Kaddara » le mot arabe fauq. Ouvrez n’importe quel dictionnaire, interrogez n’importe quel Français sachant l’arabe, ou n’importe quel Arabe sachant le français, vous apprendrez instantanément et invariablement que fauq signifie : au-dessus. Le gouvernement français, lui, prétendit que fauq signifiait au-delà, et, alors, au lieu de la traduction évidente : jusqu’à l’oued Kaddara et ce qui est au dessus, c’est-à-dire les crêtes qui le dominent, il traduisit par cette phrase identiquement absurde : « …la plaine de la Mitidja bornée à l’Est jusqu’à l’oued Kaddara et au-delà ». Ainsi on aurait fixé une borne au territoire revenant à la France, uniquement pour dire que ce qui était au-delà de cette borne lui revenait aussi !

    Mais qu’importe l’absurdité, pourvu que cette absurdité fournisse un prétexte pour violer les traités ! En vertu de cette « traduction », les troupes françaises se portaient, en 1839, jusqu’aux Portes de Fer, c’est-à-dire à plus de 100 kilomètres au-delà de l’oued Kaddara. Et cette expédition ayant amené la reprise des hostilités, tous les manuels d’histoire nous enseignent que c’est Abd el Kader qui a violé le traité de la Tafna !)

    QUARANTE ANNEES DE MASSACRES

    Donc, le 14 juin 1830, les troupes françaises débarquèrent à Sidi Ferruch, plage de sable située à une vingtaine de kilomètres d’Alger, et quelques jours après, Alger attaqué à revers, tombait ; le 5 juillet, le dey capitulait. Le « coup d’éventail » était donc « vengé » ; le blé que le dey avait fourni à la France n’aurait plus à lui être payé, ni les fortifications de la Calle à être démolies.

    Il restait à conquérir l’Algérie.

    Cela allait demander quarante ans, près d’un demi siècle.

    De 1830 à 1871, sous cinq régimes différents, depuis la restauration jusqu’à la Troisième République, en passant par Louis-Philippe, la République et l’Empire, la bourgeoisie française va poursuivre la conquête de ce territoire à peine peuplé de cinq millions d’habitants.

    Quarante ans de combats, de meurtres et de pillages, quarante ans pendant lesquels, à chaque moment, telle région qu’on avait hier « pacifiée » se soulevait à nouveau et devait être « pacifiée » à nouveau, à coup de « razzia » et de massacres. Quarante ans pour cinq millions d’habitants ! Quarante ans de guerre entre, d’un côté, un peuple dépourvu de toute organisation matérielle moderne, et, de l’autre côté, l’armée française, alors, sans conteste, la première armée d’Europe, l’armée qui était, hier, celle de Napoléon et qui sera encore celle de Sébastopol et de Magenta.

    La conquête de l’Algérie ne s’est pas effectuée, comme on pourrait le croire, progressivement du Nord au Sud, par tranches successives partant du littoral et finissant aux confins sahariens. Tout au contraire, les régions méridionales, Hauts-Plateaux et zone saharienne, on été plus facilement conquises et les premières pacifiées ; c’est la région la plus proche du littoral, le Tell, cet ensemble montagneux qui sépare la mer des Hauts-Plateaux, qui a offert le plus de résistance et n’a été occupé, réellement qu’en dernier lieu.

    Le centre de la première grande résistance à laquelle se heurte la conquête française, celle que va personnifier pendant onze ans le marabout Abd el Kader, c’est le Tell du centre et de l’ouest. Les villes d’Abd-el-Kader, Mascara, Boghar, etc., sont en plein Atlas tellien, et le dernier massif d’où Abd el Kader conduira ses dernières grandes luttes sera celui de l’Ouarsenis, qui commence à 50 kilomètres de la mer. Après la chute d’Abd el Kader, le dernier bastion de la résistance sera la Kabylie, Tell de l’est. La grande Kabylie, qui borde la mer, et qui est à moins de cent kilomètres d’Alger, ne sera occupée pour la première fois en 1857, et définitivement qu’après 71, alors que les oasis de biskra et de Laghouat, en bordure du Sahara, à 400 kilomètres la mer, seront conquises, la première dès 1844, et la seconde définitivement, en 1852.

    La raison en est que les Hauts-Plateaux, le Sahara, et même , l’Atlas saharien, vieille montagne qui n’est plus guère constituée que de légères ondulations coupées de larges couloirs, ne sont que des plaines. Le Tell, au contraire, c’est la montagne. La plaine, assez peu peuplée d’ailleurs, et peuplée presque exclusivement d’Arabes plus ou moins nomades, n’a pas pu résister ; c’est la montagne qui a résisté, la montagne qui, en Algérie, est plus peuplée que la plaine, peuplée de paysans cultivateurs, la plupart de langue berbère. Cela est conforme à la règle de toujours et de partout : c’est toujours la montagne qui résiste au conquérant ; la montagne est partout le dernier asile de l’indépendance. Ce massif kabyle qui résista le dernier à la conquête française, est celui qui avait aussi le mieux résisté à la conquête arabe, puisque si il a accepté la religion de l’Islam, il a gardé sa langue et son Droit.

    Ce que fut cette guerre ? Une guerre atroce qui n’eut de la guerre que le nom, j’entend de la véritable guerre, celle que justifie Proudhon dans La Guerre et la Paix, c’est-à-dire un combat loyal entre adversaires de force équivalente. Ce ne fut pas une guerre, ce fut une « expédition coloniale », une expédition coloniale de quarante années. Une expédition coloniale ça ne se raconte pas, et on n’ose la décrire ; on laisse MM. Les assassins la décrire eux-mêmes.« La flamme à la main ! »

    Saint-Arnaud, qui devait finir maréchal de France, fit, jusqu’au 2 décembre», à peu près toute sa carrière en Algérie. Il y était arrivé lieutenant en 1837 ; il en partit général de division en 1851 ; durant ces quinze années il ne cessa d’être en colonne, tantôt à l’ouest, tantôt à l’est ; pendant tout ce temps il écrivit régulièrement à son frère, le tenant presque jour par jour au courant de ses faits et gestes. Ces lettres ont été publiées. Nous en donnons ci-dessous des extraits, sans autre commentaire que l’indication de la date et du lieu .

    ( On trouvera les lettres dont sont extraites ces citations dans Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome I, pages 141, 313, 325, 379,381, 390, 392, 1472, 474, 549, 556, tome II, pages 83, 331, 340.)

    « Le pillage exercé d’abord par les soldats, s’étendit ensuite aux officiers, et quand on évacua Constantine, il s’est trouvé comme toujours, que la part la plus riche et la plus abondante était échouée à la tète de l’armée et aux officiers de l’état-major. » (Prise de Constantine, octobre 1837.)

    « Nous resterons jusqu’à la fin de juin à nous battre dans la province d’Oran, et à y ruiner toutes les villes, toutes les possessions de l’émir. Partout, il trouvera l’armée française, la flamme à la main. » (Mai 1841.)

    « Mascara, ainsi que je l’ai déjà dit, a dû être une ville belle et importante. Brulée en partie et saccagée par le marechal Clauzel en 1855. »

    « Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Chechell. Nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. L’ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux » (avril 1842)

    « Le pays des Beni-Menasser est superbe et l’un des plus riches que j’ai vu en Afrique. Les villages et les habitants sont très rapprochés. Nous avons tout brûlé, tout détruit. Oh la guerre, la guerre ! Que de femmes et d’enfants, réfugiés dans les neiges de l’Atlas, y sont morts de froid et de misère !… Il n’y a pas dans l’armée cinq tués et quarante blessés. » (Région de Cherchell, avril 1842)

    « Deux belles armées… se donnant la main fraternellement au milieu de l’Afrique, l’ une partie de Mostaganem le 14, l’autre de Blidah le 22 mai, rasant, brûlant, chassant tout devant elles. » (mai 1842 ; de Mostaganem à Blidah il y a 250 kilomètres.)

    « On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. Des combats : peu ou pas. » ( Région de Miliana, juin 1842)

    « … Entouré d’ un horizon de flammes et de fumées qui me rappellent un petit Palatinat en miniature, je pense à vous tous et je t’écris. Tu m’a laissé chez les Brazes, je les ai brûlés et dévastés. Me voici chez les Sindgad, même répétition en grand, c’est un vrai grenier d’abondance… Quelques-uns sont venus pour m’amener le cheval de soumission. Je l’ai refusé parce que je voulais une soumission générale, et j’ai commencé à brûler. » (Ouarsenis, Octobre 1842)

    « Le lendemain 4, je descendais à Haimda, je brûlais tout sur mon passage et détruisais ce beau village…Il était deux heures, le gouverneur (Bugeaud) était parti. Les feux qui brûlaient encore dans la montagne, m’indiquaient la marche de la colonne. » (Région de Miliana, février 1843.)

    « Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts gelés pendant la nuit ! C’était la malheureuse population des Beni-Naâsseur, c’étaient ceux dont je brûlais les villages, les gourbis et que je chassais devant moi. » (Région de Miliana, février 1843.)

    « Les beaux orangers que mon vandalisme va abattre !… je brûle aujourd’hui les propriétés et les villages de Ben-Salem et de Bel-Cassem-ou-Kassi. » (Région de Bougie, 2 octobre 1844.)

    « J’ai brûlé plus de dix villages magnifiques. » (Kabylie, 28 octobre 1844.) « II y avait encore des groupes nombreux d’ennemis sur les pitons, j’espérais un second combat. Ils ne sont pas descendus et j’ai commencé à couper de beaux vergers et à brûler de superbes villages sous les yeux de l’ennemi. » (Dahra, mars 1846.)

    « J’ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.)

    « Nous leur avons fait bien du mal, brûlé plus de cent maisons couvertes en tuile, coupé plus de mille oliviers. » (Petite Kabylie, juin 1851.)

    Tel est le témoignage de Saint-Arnaud. Témoignage décisif, mais qui est loin d’être unique. Tous les officiers d’Afrique, qui ont écrit ce qu’ils ont vu, disent la même chose.

    La vente des femmes et le massacre des enfants Officier d’Afrique non moins typique que Saint-Arnaud, ce colonel Pein, issu du rang qui resta vingt-trois ans en Algérie (de 1840 à 1863), et qui occupa les loisirs de sa retraite à composer un petit ouvrage sur l’Afrique. A la différence de Saint-Arnaud, ce fut surtout dans le Sud qu’il eut à opérer.

    (Voir suite au lien ci-dessous)

    1930 Cent ans de capitalisme en Algérie [Louzon] « La Bataille socialiste
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
    Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet

  2. #2
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    L'article est très long; Je n'ai pu le mettre ici en entier car il demande beaucoup d'espace, mais, il vaut la peine d'être lu. La bourgeoisie française a été sauvage et impitoyable. Sa cupidité et sa cruauté n'avaient pas de limites! Quelle horreur! Notre peuple avait subit l'enfer sur terre!
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
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  3. #3
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    Par défaut Merci de ces extraits

    Il devraient être envoyés à tous ceux qui pensent que l'Algérie n'avait pas de prospérité avant l'arrivée de la France.
    Citation Envoyé par Jalal Voir le message
    L'article est très long; Je n'ai pu le mettre ici en entier car il demande beaucoup d'espace, mais, il vaut la peine d'être lu. La bourgeoisie française a été sauvage et impitoyable. Sa cupidité et sa cruauté n'avaient pas de limites! Quelle horreur! Notre peuple avait subit l'enfer sur terre!

  4. #4
    Membre F.A.M.
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    Salut Cimode! L'autre article celui de Rosa Luxemburg m'avait intéressé, parce qu'elle y décrit les façons de vivre traditionnelles; Les Algériens vivaient en communauté. La bourgeoisie française avait fait tout pour les déposséder de leurs terres.
    Dernière modification par Jalal ; 14/10/2010 à 19h54.
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
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