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Actualité

 

Algérie : Un «Smig» formel dans une économie informelle

 

UGTA AlgérieAlgérie - Combien d’Algériens sont payés au Salaire National Minimum Garanti ?

On sait qu’ils sont nombreux mais on aura de la peine à les chiffrer car les données statistiques ne sont pas vraiment disponibles et quand elles existent, elles sont prises à défaut par l’existence d’un secteur informel très important.

Dans ce secteur gris, les salaires peuvent dépasser le salaire minimum garanti mais en réalité c’est une illusion pour ceux qui y travaillent: la marge au-dessus du Snmg ne compense pas le fait que le patron ne paie aucune charge sociale et que le travailleur ne bénéficie d’aucune protection sociale. Il reste que l’emploi informel ou au noir, qui était estimé en 2003 à 1,250 million de personnes, étant dans l’illégalité, la question du respect du Snmg est presque accessoire.

Quand on parle d’augmentation du salaire minimum, cela ne concerne stricto sensu que ceux qui sont dans un secteur d’activité légal et dont les salaires ne dépassent pas les 10.000 dinars.

2.000 dinars de quoi ?

Ainsi, l’annonce d’une augmentation du Snmg de 10.000 à 12.000 dinars ne signifie pas une augmentation générale des salaires. C’est du réel pour les plus bas salaires, ce n’est pas une référence pour ceux qui sont un peu ou très éloignés de l’enfer du smicard.

Le Snmg est le domaine d’intervention de l’Etat qui le fixe en concertation avec les partenaires sociaux. Ce Snmg est la limite théorique du plus bas salaire dans toutes les branches d’activités. Mais, bien sûr, c’est connu, il y a toujours un monde entre la théorie et le réel.

La loi n° 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail dispose en son article 87 que le Salaire national minimum garanti (SNMG) applicable dans les secteurs d’activités est fixé par décret, après consultation des associations syndicales de travailleurs et d’employeurs «les plus représe ntatives».

Elle précise que ce salaire minimum garanti est déterminé en fonction de l’évolution de «la productivité moyenne nationale», des «indices des prix à la consommation» et de la «conjoncture économique générale».

Le 87 bis tueur

Mais, attention, quand on parle d’augmentation du salaire minimum, cela ne concerne pas uniquement le salaire de base mais cela inclut les indemnités et les primes.

C’est là, le fameux ou diabolique art. 87 bis qui neutralise les augmentations de salaire et qui fait que quand on parle d’une augmentation de 2.000 dinars, cela n’est que formellement vrai. Quand on est payé à 11.900 dinars, on ne gagnera que 100 dinars.

Pas fameux du tout. Si l’augmentation du salaire minimum - comme cela devrait être le cas - concernait les salaires de base, on aurait une tout autre configuration. Le salaire le plus, 12.000 dinars, serait amélioré par les primes et indemnités.

Pas de quoi se rapprocher du salaire minimum marocain ou tunisien, mais l’augmentation aurait été plus sérieusement ressentie par les concernés. Et surtout elle toucherait plus de monde.

Le SNMG, un «accessoire»

Avec l’inclusion des primes et des indemnités, l’augmentation du Snmg est sans incidence pour ceux qui touchent légèrement plus que 12.000 dinars. Les coûts financiers qui découleraient de la suppression de cet article 87 bis sont importants et c’est ce qui explique que le gouvernement continue à freiner des deux pieds.

Le 87 bis, c’est sa digue et son armure qu’il ne semble pas prêt à lâcher. Le secrétaire général de l’Ugta a d’ailleurs si bien «pris acte» de la modicité de l’augmentation et du niet du gouvernement qu’il a qualifié le Snmg «d’accessoire». L’appréciation est curieuse dans la bouche d’un syndicaliste mais ne faisons pas la fine bouche devant ce «parler vrai».

Ce serait donc, et Sidi Saïd le clame, à travers les négociations et les signatures des conventions de branches dans le secteur économique (à différencier de la fonction publique) que les augmentations auraient plus de poids et de sens.

On annonce des augmentations de salaires et des indemnités qui seraient de l’ordre de 20 à 25% dans le secteur économique public et de 10 à 20% dans le secteur économique privé. Notons combien la marge prévue dans le secteur privé est très large et la latitude qu’elle laisse aux patrons.

Rêvons de bons patrons généreux mais parions quand même que dans un secteur, sans réelle présence syndicale, on sera plus près de 10% que des 20%. Voilà donc, surveillons les fiches de paie des travailleurs du secteur économique public, c’est là que les augmentations seront un peu plus sérieuses.

Par M. Saâdoune - Quotidien d'Oran

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